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Le PDG d'Hydro-Québec refuse de blâmer Doug Ford

Il estime que la province voisine pourrait faire appel au Québec plus tard

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Le PDG d’Hydro-Québec Éric Martel refuse de lancer la pierre au premier ministre de l’Ontario Doug Ford qui tourne le dos à l’hydroélectricité québécoise malgré les efforts du gouvernement Legault pour lui en vendre.

« Il ne faut pas voir là de mauvaises intentions d’un côté ou de l’autre. On a des surplus. On a des plans A, B et C. L’Ontario est un des plans. J’ai d’autres options », a indiqué au Journal le PDG de la société d’État, Éric Martel, en marge de l’inauguration de la nouvelle ligne Chamouchouane–Bout-de-l’Île dans l’est de l’île de Montréal, jeudi.

Le grand patron réagissait au choix du premier ministre de l’Ontario, de tourner le dos à l’hydroélectricité québécoise, malgré les tentatives répétées du premier ministre François Legault.

Encore mercredi, au sortir d’une rencontre avec son homologue ontarien, en marge du Conseil de la fédération à Saskatoon, M. Legault a été forcé d’admettre que ses propositions n’ont toujours pas séduit Doug Ford.

Pas question d’abandonner

Malgré cela, le PDG d’Hydro-Québec refuse de jeter l’éponge. Il estime que l’Ontario pourrait avoir besoin de l’hydroélectricité plus tard, en 2030, parce qu’elle nage dans les surplus en ce moment.

Beaucoup d’emplois dépendent du secteur du nucléaire en Ontario, ce qui pèse également dans la balance, selon le dirigeant de la société d’État québécoise.

Quand on lui demande s’il pense que l’Ontario boude le Québec, M. Martel dit ne pas sentir de froid. « Pas du tout. Éventuellement, il y aura peut-être quelque chose. Ils sont très ouverts. J’ai de bonnes discussions avec eux », conclut-il.