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Meurtre d'Ophélie Martin-Cyr: Francis Martel risque une nouvelle accusation

Meurtre d'Ophélie Martin-Cyr: Francis Martel risque une nouvelle accusation
Photo tirée de Facebook

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TROIS-RIVIÈRES | Au troisième jour de l'enquête préliminaire de René Kègle pour le meurtre d'Ophélie Martin-Cyr, on devait entendre jeudi son présumé complice, Francis Martel. Les choses ne se sont toutefois pas déroulées exactement comme prévu alors que le coaccusé a catégoriquement refusé de collaborer avec la justice et risque ainsi une nouvelle accusation.

Dès son assermentation, Martel a prévenu le juge qu'il n'avait pas l'intention de témoigner, et ce, même si son avocate lui a clairement exprimé qu'il était dans l'obligation de le faire.

Chaque question du procureur aux poursuites criminelles et pénales, aussi banale soit-elle, se soldaient par un «Je n'ai rien à dire» de la part de Martel.

Le juge lui a expliqué que comme tout citoyen, il a l'obligation de répondre à la cour, sans quoi il peut être cité pour outrage au tribunal ou accusé d'entrave à la justice. On pourrait même l'envoyer sur-le-champ en prison pour huit jours.

Comme il est déjà détenu et risque une peine à perpétuité, on devine que cette conséquence a beaucoup moins d'impact que sur un citoyen moyen.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) entend tout de même demander le dépôt d'une accusation d'entrave à la justice. Si Martel est reconnu coupable, une peine de prison additionnelle lui serait imposée et cette durée amputerait son temps comptabilisé en détention préventive.

Sécurité accrue

Kègle et Martel sont présumés complices, ils ne peuvent donc aucunement entrer en contact l'un avec l'autre.

Comme les deux sont détenus, ça occasionne une certaine logistique dans les quartiers cellulaires. On doit également faire sortir René Kègle du box des accusés chaque fois qu'il faut faire entrer Francis Martel dans la salle afin d'éviter tout contact entre les deux hommes.

La sécurité a également été grandement resserrée. Comme à l'habitude, deux agents correctionnels se trouvaient dans le box des accusés jeudi matin, deux autres étaient postés près du box des accusés et, enfin, deux autres se trouvaient autour de Francis Martel.

Finalement, deux constables spéciaux surveillaient la porte arrière de la salle d'audience. Le chef d'unité se trouvait également dans la salle. C'est donc dire qu'au total, neuf agents et constables se trouvaient dans la petite salle de cour, du rarement vu au palais de justice de Trois-Rivières.