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Population du Québec: nous serons plus nombreux... et plus vieux en 2066

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La population du Québec continuera d’augmenter dans les 50 prochaines années, mais à un rythme moins élevé que prévu, alors que la proportion de personnes âgées de 65 ans et plus va presque doubler.  

C’est ce qui ressort d’un document publié ce matin par l’Institut de la statistique du Québec, à l’occasion de la Journée mondiale de la population, et intitulé «Perspectives démographiques du Québec et des régions, 2016-2066».       

Si le Québec compte actuellement 8,4 millions de résidents, ce nombre devrait passer à 9 millions en 2030 et à près de 10 millions en 2066, y apprend-on.       

À compter de 2030, l’augmentation de la population sera toutefois due en bonne partie à l’immigration, puisque le nombre de décès au Québec devrait alors surpasser celui des naissances.       

Moins de jeunes que d’aînés  

Pendant ce temps, la part d’aînés de 65 ans et plus ne cessera de gonfler.       

«La structure par âge de la population subira des changements importants sur la période de projection. Signe d’une population vieillissante, la croissance démographique se concentrera dans le groupe des 65 ans et plus», relèvent les auteurs du document.       

Ainsi, en 2016, 18 personnes sur 100 étaient âgées de 65 ans et plus au Québec, mais cette proportion devrait passer à 28 sur 100 en 2066.       

D’ailleurs, dès 2022, le nombre d’aînés devrait dépasser celui des jeunes âgés de moins de 20 ans, notent les auteurs du document.       

Le Québec pourrait aussi voir son nombre de résidents âgé de 85 ans et plus quadrupler en 50 ans, passant de 188 000 en 2016 à 736 000 en 2066. Le nombre de centenaires devrait aussi exploser: on devrait en compter 45 000 dans la province en 2066, comparativement à environ 2000 en 2016.       

Inégal selon les régions  

D’ici 2041, les différentes régions du Québec ne devraient toutefois pas connaître la même augmentation de population, et certaines d’entre elles verront même leur nombre de résidents diminuer.       

C’est le cas de la Côte-Nord (-15%), de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (-9%), du Bas-Saint-Laurent (-6%) et du Saguenay–Lac-Saint-Jean (-6%).       

À l’inverse, les régions de Laval et des Laurentides devraient connaître les hausses de population les plus marquées, soit de plus de 22%.       

Ces données permettent de prévoir certains problèmes auxquels le Québec devra faire face dans un avenir plus ou moins rapproché, notent les auteurs du document.       

«Vieillissement, renouvellement de la main-d’œuvre, changement structurel et répartition régionale de la population sont autant d’enjeux auxquels la société québécoise sera confrontée», peut-on y lire.