/news/currentevents
Navigation

Qu’est-ce qu’une «zone de turbulence sévère»?

Coup d'oeil sur cet article

Le vol AC33 d’Air Canada qui a rebroussé chemin, jeudi, pour atterrir d’urgence à Honolulu, pourrait avoir rencontré une «zone de turbulence sévère» inattendue, avance un expert.

Selon le commandant de bord Dominic Daoust, l’avion d’Air Canada a probablement rencontré une zone de turbulence sévère que les cartes météo n’avaient pas été en mesure de détecter avant le décollage.

«La plupart [des turbulences], on peut les anticiper, on les a vues sur nos cartes météo avant notre départ. S’il y a des zones de turbulence sévères, les routes des plans de vol vont les éviter», a-t-il expliqué, ajoutant que les surprises sont malgré tout possibles.

«C’est la raison pour laquelle la plupart des lignes aériennes vous demandent de garder votre ceinture attachée même quand vous êtes dans votre siège, a-t-il ajouté. Il y a toujours une petite incertitude quand vient le temps de prévoir la turbulence, surtout la turbulence sévère.»

Ces pertes momentanées de contrôle de l’avion sont habituellement causées par une «météo convective», soit la présence d’orages, ou les courants-jets. Lorsqu’un appareil se trouve dans ce genre de conditions – que le commun des mortels qualifie souvent de «poches d’air» –, l’avion peut subitement perdre de l’altitude et ainsi entraîner des blessures chez les passagers.

«Les orages ont tendance à être comme une colonne verticale dans le ciel, image le commandant de bord Dominic Daoust. C’est ce qui peut faire en sorte que l’avion va être projeté vers le haut ou vers le bas pendant quelques secondes.»

Maintenant atterri à Honolulu, le pilote de l’appareil de type 777-200 doit entrer dans son carnet de vol que l’avion a traversé une zone de turbulence sévère, indique le commandant de bord. Les mécaniciens doivent ensuite procéder à une évaluation spécifique de l’avion avant de lui permettre de redécoller.