/finance/business
Navigation

Un investisseur vedette accuse les géants du web

Il pointe aussi du doigt les villes et leurs congés fiscaux

Randy Smerik
Photo Francis Halin L’entrepreneur à succès Randy Smerik considère « Montréal comme sa deuxième maison ». Il a déjà investi dans des start-up d’ici comme InfoActive, Lagoa et Localmind.  

Coup d'oeil sur cet article

Un investisseur vedette de la Silicon Valley qui a vendu sa start-up 500 millions $ US à Intel dénonce les géants du web qui ne payent pas assez d’impôt à son goût.

« Je trouve ridicule que des entreprises comme Amazon, Facebook et les autres payent presque zéro impôt », dénonce Randy Smerik, qui a fait fortune en vendant sa start-up de sécurité de 80 employés iPivot 500 millions de dollars américains à Intel en 2000.

L’entrepreneur, qui habite aujourd’hui San Diego, a fait cette déclaration en marge du Startupfest, qui se déroule jusqu’à vendredi au parc Jean-Drapeau, à Montréal.

En techno, Randy Smerik est une étoile. Après avoir vendu la start-up qu’il a cofondée un demi-milliard de dollars américains début 2000, il a répété l’exploit huit ans plus tard en vendant son autre start-up Tarari 100 millions de dollars américains.

Malgré ses faits d’armes, il ne mâche pas ses mots à l’endroit des géants technos comme Amazon et Facebook qui s’en tirent en payant trop peu d’impôts à son goût.

Bonbons fiscaux

Pour l’investisseur californien, une bonne partie du problème vient de la culture de la surenchère. Randy Smerik pointe du doigt les villes qui sont portées à offrir des congés fiscaux aux grandes entreprises pour les avoir absolument dans leur cour.

« Ces compagnies-là payent très peu d’impôts parce que les communautés font tout pour les attirer en leur offrant des incitatifs fiscaux », insiste l’homme d’affaires.

Selon lui, Amazon est loin d’être la seule à jouer ce jeu. Presque toutes les grandes sociétés du palmarès Fortune 500 font la même chose, souligne-t-il.

« Elles disent qu’elles veulent créer 20 000 emplois dans un nouveau marché. Elles vont dans chaque ville et n’ont qu’à les voir surenchérir entre elles », poursuit-il.

Quand on lui demande quelle est la solution, Randy Smerik admet ne pas le savoir. « Je ne sais pas comment régler ce problème. C’est une question difficile », répond-il.