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De plus en plus de signaleurs routiers blessés par les automobilistes

De plus en plus de signaleurs routiers blessés par les automobilistes
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBE

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Le président de l’Association des travailleurs en signalisation routière du Québec (ATSRQ) lance un cri du cœur aux automobilistes ainsi qu'aux instances gouvernementales afin qu’ils redoublent leurs efforts pour assurer la sécurité des signaleurs, alors que le nombre d'entre eux qui ont été blessés au travail a connu une hausse de 60 % entre 2016 et 2018.

Soixante-seize travailleurs en signalisation de chantiers routiers ont été blessés au travail en 2018 alors que c’était le cas pour 47 personnes deux ans plus tôt.

«On remarque que c’est surtout à l’heure de pointe, le matin et le soir, que le monde [est] impatient au volant», s’est désolé vendredi le président de l’ATSRQ, Jean-François Dionne, au microphone de Caroline St-Hilaire et de Maka Kotto à l’émission matinale de QUB radio.

M. Dionne a soutenu en ondes que plusieurs automobilistes s’en prennent aux signaleurs routiers lorsqu’ils subissent des retards ou des embouteillages. Il a également maintenu que les municipalités ont aussi leur rôle à jouer pour mieux protéger les travailleurs, qui sont souvent dans des environnements dangereux.

  • ÉCOUTEZ l'entrevue intégrale de Jean-François Dionne à QUB radio:

La Ville de Sherbrooke a récemment diminué les limites de vitesse à 30 km/h près de ses chantiers, installé des panneaux indiquant que les amendes sont doublées dans ces zones et créé un site web avec des vidéos qui sensibilisent le public à l’enjeu de la sécurité des travailleurs en signalisation.

«Peut-être [que les autres municipalités pourraient] appeler la Ville de Sherbrooke et utiliser leurs vidéos. Il faut vraiment travailler pour la sécurité, c’est pas juste au ministère des Transports ou à la SAAQ qu’il faut faire quelque chose, c’est les élus municipaux qui doivent aussi prendre les bonnes décisions», a imploré Jean-François Dionne.

Davantage d’assistance policière aux abords des chantiers est également réclamée par l’ATSRQ.

«Des conditions de marde»

Des journées de 16 heures sans pause toilette, manger des lunchs debout entre deux voitures, subir les foudres de la météo... Les signaleurs routiers travaillent dans des conditions difficiles et ne méritent pas de se faire attaquer, autant verbalement que physiquement, par les automobilistes, dénonce le président de l’ATSRQ.

«On a des conditions, excusez-moi, de marde, on travaille à la pluie, au soleil, on se fait rentrer dedans on se fait injurier, on se fait lancer des choses. C’est incroyable», a dénoncé Jean-François Dionne.

Il a d’ailleurs mentionné que les signaleurs gagnent 18,21 $ de l’heure et n’ont pas eu de hausse de salaire depuis deux ans.

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