/news/society
Navigation

Les employés jouent «le fantastique», selon le PDG

Jacques Caron, PDG de la SÉPAQ
Photo Arnaud Koenig-Soutière Jacques Caron, PDG de la SÉPAQ

Coup d'oeil sur cet article

Le PDG de la Sépaq, Jacques Caron, accuse les employés syndiqués de « jouer le fantastique » en dénonçant les salaires d’à peine 13 $ de l’heure que touchent certains d’entre eux, plaidant que les taux horaires demeurent « très compétitifs ».

Mercredi, le président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Christian Daigle, avait dénoncé la rémunération de 13 $ de l’heure touchée par certains employés.

« C’est un salaire d’entrée. Les gens ne demeurent pas à 13 ou 14 $ de l’heure longtemps. On a des gens à 15 $, à 18 $ et à 25 $. C’est sûr qu’on a joué le fantastique sur les 13 $, mais il faut aller plus loin que ça », croit Jacques Caron.

« Les salaires sont très compétitifs. Ils reflètent les salaires de l’industrie », juge-t-il.

M. Daigle a saisi la balle au bond, pointant que les augmentations de salaire actuelles se font au gré des hausses du salaire minimum. Il n’a toutefois pas spécifié combien des 1500 employés gagnent réellement 13 $ de l’heure.

Selon le syndicat, la dernière offre patronale propose une augmentation de salaire inférieure à 1 %. « On n’a jamais voulu déclencher de grève, mais on va se faire forcer la main », reproche M. Daigle.

Vœu partagé

La question salariale constitue le point de discorde entre les parties syndicale et patronale, qui continuent de négocier à quelques jours d’une possible grève qui toucherait 23 parcs nationaux, quatre établissements touristiques, le siège social et quelque 1500 employés.

Malgré l’apparence de piétinement, les deux parties se disent sûres d’en arriver à une entente avant qu’une grève soit déclenchée. Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, s’est d’ailleurs entretenu brièvement avec le président du syndicat à sa sortie du manoir Montmorency. Au milieu d’une trentaine de manifestants, les deux hommes ont fait le vœu commun d’en arriver à une entente le plus rapidement possible.

« Il reste cinq jours avant le 17 juillet », tempérait quelques minutes plus tôt Pierre Dufour, dont le ministère chapeaute la Sépaq.

« C’est important à comprendre que, dans des négociations, c’est toujours à la fin [qu’une entente survient]. C’est exactement la situation actuellement », a-t-il observé.

Les 300 employés d’établissements touristiques pourraient entrer en débrayage le 17 juillet, alors que 1200 de plus qui œuvrent dans les parcs nationaux pourraient se joindre à eux le 20 juillet, tout juste avant le début des vacances de la construction.

« Les vacances des Québécois, c’est un moment important. On va tout faire pour maximiser les efforts et que ce soient de belles vacances », soutient Jacques Caron, assurant que tous les établissements resteront ouverts dans l’éventualité d’une grève.