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Renseignements volés chez Desjardins: l’ex-employé soupçonné aurait utilisé le dark web

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Les enquêteurs de police croient que l’ex-employé de Desjardins qui est dans leur mire aurait utilisé le dark web pour communiquer avec ceux qui étaient intéressés à acheter les renseignements volés.    

Le dark web, souvent désigné comme «l’internet clandestin», est composé de sites que vous ne pourrez jamais retrouver avec un moteur de recherche conventionnel.      

Ce réseau caché est souvent utilisé par des criminels, notamment pour vendre des stupéfiants, des armes, de la pornographie juvénile... ou plus simplement des informations personnelles subtilisées par des pirates informatiques.       

  • ÉCOUTEZ Jean-Louis Fortin en entrevue à QUB radio:  

 

Steve Water­house, expert en sécurité de l’information, n’est pas surpris que les renseignements volés chez Desjardins puissent avoir fait l’objet de négociations sur le dark web.      

«C’est une façon de faire qui est usuelle, et ce qui est le plus fâchant, c’est qu’on dirait que Desjardins tente d’en dire le moins possible», dit-il.      

Pas au courant   

Joint jeudi, Marc-Brian Chamberland, vice-président aux communications d’entreprise chez Desjardins, a affirmé que la firme n’était pas au courant des trouvailles de la police.      

«Comme on l’a souvent dit, on collabore avec l’enquête policière depuis le début», a-t-il cependant assuré.      

Tous les clients victimes du vol de données personnelles doivent recevoir par la poste une lettre avec un code leur permettant d’activer le forfait de surveillance de la firme Equifax.      

Le 3 juillet dernier, Desjardins avait affirmé que 60 % des lettres avaient été envoyées. M. Chamberland a «bon espoir» de pouvoir fournir aujourd’hui une mise à jour sur le nombre de lettres transmises.      

Équifax a rapidement été débordée par le volume d’appels. Le 5 juillet, Desjardins a annoncé l’implantation de mesures complémentaires pour permettre aux clients de s’inscrire plus facilement.      

Ces mesures incluent une ligne téléphonique, le 1 800 CAISSES, pour permettre aux membres d’activer plus facilement la surveillance. Desjardins a également promis qu’il serait éventuellement possible d’activer la surveillance via la plateforme web ou mobile AccèsD.      

L’entreprise croit être en mesure de confirmer d’ici la fin de la journée l’implantation des mesures complémentaires.