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Spectacle d'Imagine Dragons annulé au FEQ: 12 heures d’attente pour deux chansons

Des mordus du groupe de Las Vegas étaient arrivés très tôt samedi pour avoir les meilleures places

Annie Laliberté et Jean-Mathieu Vivier (à droite) sont arrivés parmi les premiers devant l’entrée des plaines d’Abraham, vers 9 h. Avec ses amis Jérémie Lacelle et Marilou Pilote, le couple était fébrile à l’idée de voir leur groupe favori, Imagine Dragons.
Photo DIDIER DEBUSSCHERE Annie Laliberté et Jean-Mathieu Vivier (à droite) sont arrivés parmi les premiers devant l’entrée des plaines d’Abraham, vers 9 h. Avec ses amis Jérémie Lacelle et Marilou Pilote, le couple était fébrile à l’idée de voir leur groupe favori, Imagine Dragons.

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La météo a précipité la fin d’un spectacle qui était à l’évidence l’un des plus attendus de cette 52e édition du Festival d’été de Québec, à un point tel que des centaines d’admirateurs s’étaient présentés très tôt à l’entrée des Plaines pour s’octroyer les meilleures places.

Annie Laliberté, 21 ans, était arrivée aussi tôt que 9 h du matin, douze heures avant que ses favoris ne montent sur scène, «parce que c’est Imagine Dragons». Un groupe d’une dizaine de personnes était déjà sur place.

«C’est la seule journée où je tenais à arriver tôt. Qu’il ne fasse vraiment pas beau, ou qu’il fasse vraiment trop beau, il n’y avait aucun risque que je les manque. Il fallait que je sois en avant», a partagé la Montréalaise.

Finalement, la vigueur des intempéries en aura décidé autrement pour la jeune femme et des milliers d’autres festivaliers.

Caniculaire

Pendant l’après-midi, le public plutôt jeune et féminin avait dû affronter une température presque caniculaire.

En fin de journée, avec l’humidité, c’était comme s’il faisait 32 °C, alors que l’on comptait environ 500 personnes près de la croix du Sacrifice. Et il n’y avait pas un nuage dans le ciel... «On fait notre possible pour s’hydrater, mais même si tu bois beaucoup d’eau, ce n’est jamais assez pour la température qu’il fait», disait Marilou Pilote, 21 ans.

Les admirateurs de la formation apprécient les messages positifs de leur groupe fétiche au sujet de la santé mentale, et son combat pour les droits de la communauté LGBT.

«Ils parlent de repousser ses limites, de toujours chercher le meilleur en soi. Ils viennent me chercher dans leur musique, dans leurs paroles, parfois même dans leur façon d’agir sur scène», a expliqué Jérémie Lacelle, qui en était à son quatrième spectacle d’Imagine Dragons. Il était arrivé à 11 h avec sa copine, et la soirée était une façon pour eux de célébrer la première année de leur relation.

Centre-ville bondé

Une ambiance de fête régnait partout en ville, comme ici sur Grande Allée.
Photo DIDIER DEBUSSCHERE
Une ambiance de fête régnait partout en ville, comme ici sur Grande Allée.

Un peu avant 18 h, les festivaliers ont couru comme si leur vie en dépendait pour se rendre devant la scène Bell. Puis, quand la première partie, Kongos, a pris fin, les Plaines étaient déjà monstrueusement peuplées, et des centaines de personnes ont préféré demeurer sur le terrain gazonné, derrière la scène, pour entendre Imagine Dragons, plutôt que de pénétrer sur le site bondé.

Partout en ville, l’agitation des grands soirs de festival se faisait sentir. La Grande Allée et la rue Saint-Jean étaient piétonnes et bondées de festivaliers. On patientait de longues minutes pour obtenir une table dans les restaurants.