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FEQ: inspirante Andréanne A. Malette

Andreanne A. Malette
Photo Simon Clark Andréanne A. Malette

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Depuis qu’elle a pris sa destinée en main en devenant 100 % indépendante, Andréanne A. Malette a non seulement multiplié ses revenus, mais elle est aussi devenue une source d’inspiration pour d’autres artistes qui souhaitent suivre ses traces.

Ils sont d’ailleurs nombreux à la solliciter pour obtenir de précieux conseils dans l’art de gérer sa carrière sans le soutien d’un gérant ou d’une maison de disques. «Je ne pourrais qu’aller prendre des cafés tous les jours de ma vie. J’ai des demandes toutes les semaines», dit la créatrice du succès Fou.

Elle envisage d’ailleurs de créer un atelier où elle pourrait partager avec plusieurs artistes en même temps ce qu’elle a appris. Elle est même prête à jouer un rôle de mentor auprès de ceux qui voudraient tenter le même saut dans le vide qu’elle.

«Je les soutiendrais, je leur donnerais des outils. Je serais présente en parallèle pour les aider, par exemple, dans la comptabilité, pour aller chercher les bons intervenants ou monter le projet. Je le ferais sous forme de contrat et non comme gérante parce que je sais que si la personne n’a pas la même drive que moi, elle ne va pas aimer ça (rires).»

La rentabilité

L’ex-académicienne avait joué d’audace, en 2015, lorsqu’elle avait rompu ses liens avec Productions J. Depuis, elle enfile tous les chapeaux : artiste, productrice, gérante.

Le risque a été payant. Elle trace un bilan «extrêmement positif» de son aventure. «En m’autoproduisant, mon métier devient rentable. Il y a tellement d’artistes qui ont des plans B ou des jobs alimentaires. Moi, je peux vivre uniquement de ça.»

Si vous croyez que gérer l’aspect financier de sa carrière l’empêche de jouer, détrompez-vous. À raison d’environ quatre par semaine, elle enfile une quarantaine de concerts cet été et une cinquantaine d’ici la fin de l’année.

Le défi d’écrire

Pour l’instant, celui qui paye le prix de son horaire chargé, c’est son éventuel troisième album. Andréanne A. Malette avait prévu consacrer une partie de 2019 à sa création, mais elle n’a réussi qu’à composer trois chansons jusqu’à maintenant.

«Il faudrait que je m’y mette davantage. Cet hiver, j’ai quand même pris une semaine d’atelier et une autre dans un chalet pour écrire, et ce fut très productif. Mais depuis, je n’ai plus réécrit», dit celle qui se rend compte que l’inspiration ne vient plus comme avant. «Je suis rendue là dans ma vie. Avant, les chansons me tombaient dessus n’importe où. Maintenant, il faut que je me planifie des moments pour composer.»

Plus pop

D’ici à ce que cet album voie le jour (elle pense que ça ira à l’automne 2020), on pourra tout de même entendre certaines de ces nouvelles compositions en concert cet été.

Ce sera l’occasion de découvrir dans quelle direction elle fera évoluer sa musique folk. Déjà, Andréanne A. Malette évoque l’influence d’un groupe suédois qui a dû annuler sa participation au Festival d’été.

«Les textes et les guitares acoustiques continuent de dominer dans ma musique, mais j’ai le goût d’y apporter un côté plus pop qui est en moi, mais que je néglige depuis plusieurs années. Je veux quelque chose qui fait danser, mais avec des instruments organiques, un peu comme First Aid Kit. De grosses percussions qui font bouger.»


► Andréanne A. Malette montera sur la scène du parc George-V, le 14 juillet, à 20 h, dans le cadre du Festival d’été de Québec.