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Le bonheur de jouer avec Def Leppard depuis 40 ans

Phil Collen
Photo d’archives, Martin Chevalier Phil Collen

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Quarante ans après avoir rejoint le groupe pendant l’enregistrement de l’album Pyromania, le guitariste Phil Collen se considère privilégié de continuer de pratiquer le métier qu’il adore au sein de Def Leppard.

Quand il a contacté Le Journal, deux semaines avant le retour du groupe à Québec et Montréal, il était à Berlin et profitait de la ville au maximum. À 61 ans, il n’a jamais envisagé l’option de «faire autre chose de [sa] vie».

Il réalise la chance qu’il a de réaliser ses rêves de jeunesse.

«Je travaillais dans une usine quand j’étais plus jeune et c’était vraiment très dur. Aujourd’hui, je reviens de faire du magasinage à Berlin. Je regarde par la fenêtre et je vois des éléphants dans un zoo. Tous les jours, nous sommes dans un endroit spécial, on rencontre des gens fantastiques et nous jouons pour des fans qui nous adorent. Et nous aimons aussi ce que nous faisons», dit-il.

Reconnaissance

Cet état d’esprit, dans lequel se mélangent positivisme, ardeur au travail et reconnaissance, serait donc à la base de la longévité de Def Leppard.

«Nous ne nous sommes jamais séparés. Alors plus on vieillit, plus on est authentiques. Les gens reconnaissent que nous ne sommes pas seulement une gimmick. Même quand les albums et les billets de concert ne se vendaient pas, on a continué. Parce que c’est la plus belle chose au monde.»

Les gars de Def Leppard savent aussi reconnaître où sont leurs admirateurs les plus loyaux. Ce n’est pas pour rien qu’on les retrouvera chez nous, alors qu’ils seront en plein cœur d’une tournée canadienne qui comprend 11 dates, de Halifax à Calgary.

«Ne faire que Toronto et Vancouver, ce n’est pas une tournée canadienne. Ça me rend fier qu’on fasse une tournée complète comme celle-ci. Nous avons des admirateurs extraordinaires chez vous. Deux de nos meilleurs publics ont toujours été Montréal et Mexico. Québec aussi est très bonne.»

L’accent américain

Questionné au sujet de la popularité des groupes britanniques au Québec et en Amérique, Phil Collen a soulevé le fait que les plus grandes vedettes de son pays, les Stones, Led Zeppelin, les Who, les Kinks, chantent en général avec un accent américain. Parce que le rock, dit-il, a été influencé par le blues américain.

«On ne se posait même pas la question, c’est comme ça que ça se faisait. Mais je ne parle pas comme ça. Je ne dirais pas “dance” ou “glass”. Je dis “daaance” ou “glaaass”. Mais quand je chante, c’est “dance”. C’est naturel et c’est parce que nous avons été influencés par le style musical américain. Quand tu entends un Anglais chanter comme Mick Jagger, il ne sonne pas différent de Stevie Wonder. On dirait qu’ils viennent du même endroit, ce qui est le cas.»


► Def Leppard sera de passage au Centre Vidéotron de Québec, le 15 juillet, et au Centre Bell de Montréal, le 17 juillet.