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Les p’tits cons

Depuis deux ou trois mois, on remarque malheureusement une vague de petits crimes aussi déplorables que déplaisants dans Limoilou.

Limoilou
Limoilou

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Depuis les 15 dernières années, j’ai le plaisir de rester dans l’un des plus beaux coins de la ville de Québec, le merveilleux quartier Limoilou.  

En pleine revitalisation, ce quartier ouvrier accueille un nombre grandissant de jeunes familles, d’entrepreneurs et de petits commerces qui contribuent à sa vie dynamique et à sa popularité croissante.  

Chez les pauvres  

Choisir d’habiter un quartier comme Limoilou, c’est choisir la mixité sociale. Certains secteurs du quartier ont, de longue date, une assez mauvaise réputation.  

On retrouve, sur la 1re avenue, plusieurs maisons de chambre et le nombre de crimes qu’on y rapporte donne parfois l’impression que le tout Limoilou est un quartier « rough » et malfamé.  

Évidemment, c’est surtout la pauvreté, la précarité et l’isolement qui sont des facteurs considérables dans ces situations. Les logements abordables sont de moins en moins nombreux à Québec et la misère tend à se concentrer dans des ilots bien définis, principalement en basse-ville.   

Pourtant, Limoilou est un quartier où il fait bon vivre et où les petites voix d’enfants font plaisir à entendre le samedi matin, sous les balcons.  

Vague d’incidents déplorables  

Depuis deux ou trois mois, on remarque malheureusement une vague de petits crimes aussi déplorables que déplaisants.  

Bris de vitre de voitures à répétition, intrusions dans des cabanons, vols de vélos pourtant bien sécurisés et rayures de clés sur les portières d’auto (j’en ai récemment été victime), les publications sont presque quotidiennes sur les pages Facebook consacrées à la vie du quartier.  

La police est déjà présente dans les rues le jour comme le soir, mais les incidents, somme toute mineurs, continuent de se produire. Le plus choquant dans tout ça c’est que ces crimes ne paient probablement même pas ceux qui les commettent. Les seuls bénéficiaires apparents de ces méfaits et larcins sont les compagnies d’assurance.   

Entre résidents, nous sommes nombreux à penser que ces crimes sont commis par des gens qui ne vivent pas dans le quartier. Dans Limoilou, la solidarité et l’entraide sont chose du quotidien. Les voisins se connaissent, les terrasses sont remplies de visages familiers et tout le monde est prêt à sortir pour pousser une auto hors d’un banc de neige l’hiver ou un frigidaire en haut d’un escalier l’été.   

Qu’à cela ne tienne, le quartier continue de gazouiller d’activité et les beaux jours augmentent considérablement les activités sur les balcons et dans les ruelles jusqu’à tard en soirée. Éventuellement, les p’tits cons qui choisissent de troubler la vie paisible du quartier vont se faire pincer.   

Et chez nous, le bonheur continuera de fleurir...