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Survivre à la fin du monde

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Matthew et son frère Tobias sont au cœur d’un tsunami monstre en Australie. Kiran voit son village natal de l’Inde englouti par une gigantesque inondation. En Amérique, les choses sont loin d’aller mieux : Charly tente de survivre à une tornade dévastatrice, dans l’Utah. Ces quatre garçons se retrouvent démunis devant ce qui ressemble tristement à la fin du monde. Pas le choix : ils doivent se mettre en mode survie...

<b><i>Apocalypse Blues T.1 : La saison des ravages</i></b><br/>Chloé Jo Bertrand<br/>Éditions Bragelonne (collection Big Bang)<br/>352 pages, dès 14 ans
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Apocalypse Blues T.1 : La saison des ravages
Chloé Jo Bertrand
Éditions Bragelonne (collection Big Bang)
352 pages, dès 14 ans

Dans la catégorie des romans avec des récits apocalyptiques aussi troublants que crédibles, ce premier tome de la série Apocalypse Blues a de quoi donner froid dans le dos ! C’est peut-être parce que le changement climatique est un sujet plus qu’actuel qui nous touche de plus en plus près que, nécessairement, une histoire comme celle-ci, créée de toutes pièces par une jeune auteure, ne peut qu’être bouleversante... Car mine de rien, à 25 ans, l’écrivaine Chloé Jo Bertrand a parcouru beaucoup de chemin, que ce soit en Angleterre, en Russie, en Finlande et ici même, au Canada où elle a étudié la création littéraire. Ainsi, elle a pu observer les répercussions du dérèglement climatique, ce qui rend son histoire davantage réaliste.

Séparé en quatre parties qui se chevauchent sans cesse – présentées sous les points de vue de Matthew, de Tobias, de Kiran et de Charly – ce roman a un rythme constant qui laisse peu de temps au lecteur pour respirer... mais c’est exactement l’émotion, le « feeling » qu’on recherche avec ce type de récit !

Récit imagé

Les descriptions des catastrophes naturelles qui surviennent aux quatre coins de la planète sont tellement détaillées que le lecteur aura l’impression de lui-même se retrouver dans une situation d’urgence. Bravo à l’auteure pour un récit aussi imagé qui ne fait que nous ouvrir encore plus les yeux sur l’importance d’agir avant qu’il ne soit trop tard (plus que ce ne l’est déjà), concernant le réchauffement climatique.

L’idée d’avoir quatre jeunes personnages principaux d’origines différentes âgés de 10, 14, 16 et 20 ans est très bonne. On ressent ainsi vraiment le besoin de s’unir devant une catastrophe inévitable.

Bref, avec ce premier tome, la série Apocalypse Blues s’annonce très prometteuse. Pour les adolescents et jeunes adultes qui cherchent une lecture pleine de rebondissements et d’émotions fortes, en ce début d’été, c’est un choix évident !

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LE VILLAGE T. 1 : L’HISTOIRE DE JONATHAN BIRON

Matthieu Quiviger<br/>Éditions Hurtubise<br/>338 pages, dès 13 ans
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Matthieu Quiviger
Éditions Hurtubise
338 pages, dès 13 ans

Amateurs de sport, peu importe quelle discipline, soyez prêts à vous laisser charmer par le football ! Ce roman de l’ancien joueur des Alouettes de Montréal et désormais analyste sportif pour le football universitaire (à TVA Sports) Matthieu Quiviger est franchement très divertissant. On y suit Jonathan Biron, un joueur substitut d’une équipe de football d’une école secondaire qui, du jour au lendemain, verra sa vie transformée... Après une épreuve marquante, Jonathan décide de quitter sa famille et ses amis pour devenir membre d’une équipe d’un cégep un peu éloigné. La détermination, la persévérance, le courage et la bonté sont tous des thèmes abordés dans ce récit. Le Village est une très belle surprise. Un gros coup de cœur pour ce premier roman de Matthieu Quiviger !


LAURENT, C’EST MOI !

Stéphanie Deslauriers,<br/>
illustrations de Geneviève Després<br/>Éditions Fonfon<br/>32 pages, dès 5 ans
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Stéphanie Deslauriers,
illustrations de Geneviève Després
Éditions Fonfon
32 pages, dès 5 ans

Laurent est un garçon exceptionnel. Doué pour les mathématiques, il est aussi un vrai passionné des plantes et des fleurs. Malheureusement, il a un peu de difficulté à s’identifier à ses autres camarades de classe et il lui arrive de se sentir bien seul, par moments... Puis, un jour, une sortie scolaire entraîne sa classe au Jardin botanique, son endroit préféré au monde ! Se sentant enfin dans son élément, il s’ouvre un peu plus à ses camarades. Ce petit album est tellement beau, tellement délicat... Avec juste la bonne dose de sensibilité et de réalisme, cette histoire nous plonge dans le quotidien d’un enfant autiste qui cherche tout simplement à faire sa place. Une histoire qui touche droit au cœur, idéale pour aborder la différence avec les enfants.


RÉFUGIÉ N’EST PAS MON NOM

Kate Milner<br/>Éditions Scholastic<br/>32 pages, pour les enfants de 3 à 8 ans
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Kate Milner
Éditions Scholastic
32 pages, pour les enfants de 3 à 8 ans

Un gamin a une discussion inattendue et très sérieuse avec sa mère : elle lui annonce qu’ils doivent quitter la ville où ils habitent car ils n’y sont plus en sécurité. Même si sa maman lui a dit de n’apporter que l’essentiel dans son petit sac à dos, le garçon sait qu’il trimballe aussi avec lui un gros bagage de souvenirs... Le chemin jusqu’à son nouveau chez-lui, un endroit sécuritaire et agréable, est long, mais sa maman est là pour tout lui expliquer, jour après jour. À travers ce récit touchant, les petits lecteurs apprendront à mieux se familiariser avec les réfugiés et l’émigration. Cet album présente un aperçu concret, mais simple à comprendre pour un enfant, sur le vrai trajet qu’empruntent de nombreux réfugiés, tous les jours.