/entertainment/stage
Navigation

Un humour tiède

JM 0714 Critique - Le désir
Photo courtoisie, Théâtre Sainte-Adèle

Coup d'oeil sur cet article

Présentée pour la période estivale au Théâtre Sainte-Adèle, la pièce de Michel Marc Bouchard, Le désir, n’est certainement pas la meilleure pièce du répertoire de l’auteur québécois. Néanmoins, de belles performances d’acteurs sont au rendez-vous.

Si les spectateurs s’attendent habituellement à rire au théâtre d’été, il y a de fortes chances que ceux-ci soient déçus. En plus d’un humour absent et d’une prémisse ennuyeuse, le texte sans intrigue ne fait pas réfléchir non plus.

Écrit dans les années 1990, le texte, qui vient d’être actualisé par l’auteur lui-même, aurait eu avantage à être resserré. C’est particulièrement vrai durant la première partie de la pièce, où l’on tourne carrément en rond.

Heureusement, on se reprend quelque peu en deuxième moitié de spectacle.

Scénario bancal

L’histoire se résume par celle d’une jeune femme, Véronique (Alice Moreau), qui à la veille de son mariage remet en question sa relation avec son amoureux.

Sa sœur Véronique (Rose-Anne Déry), qui, elle, gagne sa vie en faisant des appels érotiques, jongle avec des faits improbables. Le mariage a lieu chez elle, mais elle n’est pas au courant. De surcroît, elle est en mauvais terme avec sa sœur. Une situation de fausses surprises qui s’étire au point de nous ennuyer.

S’ajoute un futur marié déchu (Simon Landry-Désy) dont la détresse amoureuse peine à se faire sentir sur les planches. Quant au père de ce dernier (Denis Houle), qui n’apprécie guère les femmes, il aurait souhaité que son fils soit homosexuel comme lui. Plutôt faible comme discours.

Belles performances

Heureusement, on peut se rabattre sur deux belles performances d’acteurs. C’est le cas de Marc St-Martin qui excelle dans son jeu, où il interprète le beau-père du futur marié. Autre belle performance, celle de Sylvie Potvin qui campe l’organisatrice du mariage. Un personnage suffisamment amusant, au point de sauver la pièce.

Malheureusement, la mise en scène de Philippe Lambert manque d’envergure et l’on compte plusieurs faiblesses au niveau de la direction d’acteurs. Si deux comédiens se démarquent, les autres offrent un jeu inégal manquant nettement de crédibilité.

Le désir est à l’affiche jusqu’au 24 août au Théâtre Sainte-Adèle