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Cinq contrats catastrophiques signés le 1er juillet 2016

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Le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, avoue qu’il n’est pas très friand du 1er juillet, date à laquelle ses homologues commettent leurs plus bêtes erreurs. Les contrats désastreux qui ont été accordés en 2016 lui donnent raison.

Au moment où ils étaient signés, on sourcillait déjà. Avec le recul, ils sont encore pires qu’on ne l’aurait cru. Le 1er juillet 2016 servira longtemps de leçon aux équipes de la Ligue nationale de hockey (LNH). Voici cinq bourdes monumentales qui ont été effectuées lors de cette journée.

Milan Lucic, 7 ans, 42 M$, Oilers d’Edmonton

AFP

Coupable: Peter Chiarelli

Bergevin peut remercier le bon Dieu d’avoir perdu la course pour ses services. Après avoir échangé le talentueux Taylor Hall, Chiarelli a jeté son dévolu sur le gros attaquant pour occuper un poste vacant à l’aile gauche.

Il ne se doutait pas que Lucic connaîtrait un déclin aussi prononcé. La saison dernière, l’ancien des Bruins de Boston a été utilisé moins de 14 minutes par match, en moyenne, et il a été limité à 20 points.

Autrement dit, il est payé 6 M$ par année pour produire autant que Travis Boyd. Qui est Travis Boyd? Voilà.

Kyle Okposo, 7 ans, 42 M$, Sabres de Buffalo

AFP

Coupable: Tim Murray

Okposo a réussi à s’enrichir malgré un historique inquiétant de blessures, parmi lesquelles figure un décollement de la rétine en 2015.

Depuis son arrivée à Buffalo, il n’a pas manqué un nombre alarmant de rencontres, mais son rendement offensif a diminué d’une année à l’autre. Sa dernière récolte (29 points) est sa plus faible depuis 2010-2011, saison durant laquelle il n’a joué que 38 matchs.

Loui Eriksson, 6 ans, 36 M$, Canucks de Vancouver

AFP

Coupable: Jim Benning

Eriksson, qui avait été impliqué dans l’échange de Tyler Seguin, est maintenant associé à une autre mauvaise décision. Il représentait une cible somme toute intéressante, puisqu’il venait d’inscrire 30 buts avec les Bruins et pouvait être employé dans différentes situations.

Mais les DG devront se rendre à l’évidence que les athlètes n’atteignent généralement pas leur apogée au cours de la trentaine. C’est là le plus grand danger du 1er juillet.

Pour ce qui est des performances d’Eriksson à Vancouver, ça ressemble à ceci:

  • 2016-2017: 24 points, 65 matchs joués
  • 2017-2018: 23 points, 50 matchs joués
  • 2018-2019: 29 points, 81 matchs joués

Au moins, il vient de jouer une saison presque complète, si ça peut consoler les partisans des Canucks de Vancouver.

David Backes, 5 ans, 30 M$, Bruins de Boston

AFP

Coupable: Don Sweeney

Six millions par année, c’était la mode, il faut croire. Cette embauche n’aurait pas été trop embêtante si quelques années de trop n’avaient pas été consenties. Backes a rempli différents rôles pour les Bruins, étant parfois utilisé comme troisième joueur de centre, parfois employé à l’aile.

C’est lors de la dernière saison que son rendement a piqué du nez. Le colosse s’est contenté de 20 points et a été laissé de côté à quelques reprises lors des séries éliminatoires.

Andrew Ladd, 7 ans, 38,5 M$, Islanders de New York

AFP

Coupable: Garth Snow

À l’époque, Ladd était encore un joueur utile, mais pourquoi sept ans? C’est la question que beaucoup d’amateurs se sont posée au moment de l’embauche. Le vétéran avait après tout 31 ans.

Au risque de se répéter, les joueurs ne connaissent pas leurs meilleures années dans la trentaine.

Ladd a amassé 23 buts (mais seulement huit aides) à sa première année avec les Islanders, ce qui n’est pas mauvais. Les choses se sont compliquées pour lui par la suite. Il n’a joué que 26 matchs la saison dernière.