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Le train de Charlevoix fait trop de bruit, selon des résidents

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Le bruit et les fréquents passages du train de Charlevoix importunent plusieurs résidents de la Côte-de-Beaupré, près de Québec.

La région compte près de 50 passages à niveau, que le train touristique doit traverser. Reliant Québec et La Malbaie, il effectue six voyages quotidiens en saison estivale. À chacun de ses passages, le sifflet se fait entendre quatre fois. Et à Château-Richer, on en a assez.

«Le train crie trop fort, et il est toujours vide», se plaint l’un des résidents vivant près de la voie ferrée.

Un autre résident, qui a mis sa maison en vente il y a dix mois, s’attend à devoir vendre celle-ci à bas prix en raison de son emplacement.

À Boischatel, la situation est la même. Une barrière de sécurité a récemment été ajoutée à un passage à niveau pour la somme de 400 000$. La Ville avait espoir que le son du train diminue, mais ça n’a pas été le cas.

«Les citoyens sont exaspérés du bruit, mais de l’augmentation des passages aussi. En plus, le train attend 20 secondes au passage à niveau, donc il siffle plus longtemps», a dit Benoît Bouchard, maire de Boischatel.

La société Réseau Charlevoix répond qu’elle doit se plier à la réglementation de Transports Canada.

«Le règlement nous oblige à siffler une séquence de quatre signaux bien précis, sur une fréquence donnée, pendant 20 secondes avant d’être complètement engagés sur le passage à niveau», précise Mario Audet, directeur des opérations de Réseau Charlevoix.

À cet irritant s’ajoute l’inquiétude des citoyens quant à une éventuelle bonification du service avec la venue d’un Club Med dans Charlevoix.

«En ce moment, on n’est pas en contact avec les gens du Club Med. Quand ils nous feront part de leurs besoins, on verra comment le train de Charlevoix peut desservir la clientèle du Club Med», poursuit Mario Audet.

Le projet du Club Med pourrait bien faire augmenter l’achalandage du train, au grand plaisir de Réseau Charlevoix, et au déplaisir des voisins du chemin de fer.