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Travailler pendant les vacances

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J’adore les vacances. Surtout quand ce sont les autres qui en prennent.

Quand j’étais salarié, j’attendais toujours que mes collègues aient pris leurs vacances avant de partir à mon tour. L’habitude me venait de mes parents qui, prenant congé en août, avaient toujours du plus beau temps que ceux qui s’empressaient de partir dès le début des prétendus beaux jours. Août est beaucoup moins pluvieux que juillet.

Une fois en emploi, je me suis toutefois mis à apprécier la quiétude qui s’installe d’un lieu de travail quand les gens commencent à partir. C’est le temps de se mettre à jour, de régler les affaires qui traînent depuis longtemps, de s’investir dans les tâches de plus longue haleine. De se préparer pour la rentrée un vrai « départ frais », comme on dit en « anglo-saxonnie ».

Bref, moins il y a de monde autour, plus on est productif.

Les affaires avancent

D’accord, les gens s’amusent pendant qu’on travaille et que l’air conditionné n’est pas toujours au point au bureau. En même temps, n’y a-t-il pas une satisfaction à être celui qui part quand tout le monde a déjà rempilé ?

Comme travailleur autonome, je ne prends plus vraiment de pause complète l’été, mais j’apprécie que le rythme ralentisse. Le téléphone sonne moins, les courriels s’espacent. Le repos des uns devient ma concentration à moi. Et Bon Dieu que mes affaires avancent.

La sueur et les clients

Évidemment, c’est très propre au travail de bureau. Dans les écoles, tout arrête pour tout le monde. Dans les hôpitaux, l’ouvrage reste le même à l’année : trop intense. Dans le tourisme et la restauration, c’est la sueur puis les clients, comme dirait Paul Piché. Dans la construction, vendredi qui vient, ce sera l’extinction des feux pour tout le monde !

N’empêche, je l’aime bien, ce rythme estival.

Oui, oui, je vous le dis. Vous pouvez même attendre avant de revenir !