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Antoine pour défendre l’honneur des Sale

Le golfeur espère défendre le titre acquis par son frère l’an dernier

Antoine Sale a eu besoin de tout son petit change lors des quatre premiers trous de sa ronde, lundi, mais il a terminé en lion pour occuper la 2e place à l’aube de la ronde finale du Duc de Kent.
Photo Stevens Leblanc Antoine Sale a eu besoin de tout son petit change lors des quatre premiers trous de sa ronde, lundi, mais il a terminé en lion pour occuper la 2e place à l’aube de la ronde finale du Duc de Kent.

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Julien Sale a complètement éclipsé la compétition lors du Duc de Kent, l’an dernier, l’emportant avec cinq coups d’avance sur ses plus proches poursuivants. Incapable d’y participer cette année, le golfeur natif de l’île de la Réunion a confié à son jeune frère Antoine la mission de défendre son titre pour lui. Et le frangin l’a pris au mot. 

Antoine Sale a remis une carte de 70, lundi, deux coups sous la normale, lors de la première ronde du tournoi présenté sur les allées du club de golf Royal Québec. Il occupe la deuxième position à égalité avec Jérémie Marquis (Grand Portneuf) et Brandon White (Camelot), un coup derrière Émile Ménard qui a été le seul à remettre un 69. 

Sale se retrouve donc en bonne position à l’aube de la ronde finale pour défendre le titre acquis par son frère l’an dernier. Ce dernier est actuellement en Arkansas où il prendra part, à partir de demain, au Southern Amateur Championship. 

«Il était déçu de ne pas pouvoir défendre son titre après l’avoir fait avec succès au Alexandre de Tunis [au début du mois]. Il m’a dit que si je pouvais le défendre pour lui, ce serait cool», a raconté le sympathique golfeur de 17 ans, qui avait pris la 16e place l’an dernier. 

Début difficile 

Le début de sa journée n’annonçait toutefois pas qu’il aurait une place parmi le groupe des meneurs lors de la ronde finale. Au terme des quatre premiers trous, le droitier affichait déjà trois bogueys à sa fiche. 

«Au cinquième, ma balle était dans l’herbe longue et je ne jouais pas très bien. Mon père m’a alors dit que si on n’avait qu’un seul objectif aujourd’hui, c’était de jouer la partie et de se battre jusqu’à la fin pour ne pas avoir de regrets. Heureusement, c’est allé du bon côté pour nous», ajoute-t-il. 

Et pas à peu près ! Après un oiselet sur ce cinquième trou, Sale n’a commis qu’un seul autre boguey dans sa ronde, au 10e, avant de conclure avec cinq oiselets sur les huit derniers trous. 

Il a d’ailleurs donné beaucoup de crédit à son père Benoist, pour le virage à 180 degrés de lundi. 

«Je n’aime pas habituellement jouer avec un caddie, mais mon père me l’a proposé cette année, et il fait un très bon job pour me calmer et me dire les bonnes choses.» 

Ménard en contrôle 

De son côté, Émile Ménard a démontré un jeu digne de celui qui avait remporté le Duc de Kent il y a deux ans. L’an dernier, il était revenu défendre son titre en pleine pause de golf et il avait remis un 83 en première ronde. 

«Je suis confiant en mon jeu en ce moment. Cet hiver, je me suis beaucoup ennuyé du golf et quand l’été est revenu, j’ai décidé de m’y remettre sérieusement. Je suis arrivé ici rempli de confiance et ç’a paru.» 

Rude journée pour plusieurs favoris 

Le vent parfois difficile à juger a rendu la vie difficile à plusieurs golfeurs sur les allées du golf Royal Québec, lundi dont certains considérés comme parmi les favoris pour l’emporter. 

Meneur de l’Ordre du mérite de Golf Québec, Étienne Brault a inscrit une première carte de 75, lundi. « Ç’a très mal été. Ç’a été probablement la pire journée de tournoi que j’ai eue cette saison », a-t-il mentionné sans détour. 

Pour Brault, comme pour plusieurs autres, le vent, parfois fort, parfois tourbillonnant, a rendu compliqués certains coups. Mais il reconnaissait aussi que son jeu sur les verts n’avait manifestement pas été à point. « C’est dommage parce que j’étais en position de faire des oiselets après chacun de mes coups de départ. Par contre, mes coups d’approche n’ont pas été bons et mes coups roulés ont été encore pires. » 

Autre golfeur de renom sur la scène de golf amateur québécoise, Étienne Papineau a lui aussi terminé sa première journée de travail à 75. 

«Ç’a été une journée difficile sur le plan mental. J’ai manqué d’énergie et de patience. Je n’ai pas fait de très bons coups ni de grosses erreurs, mais je n’étais juste pas là», a-t-il reconnu, lui qui est arrivé tard à Québec dimanche soir après avoir participé à l’Interclub de la région de Montréal. 

Tweddell nerveux 

De son côté, David Tweddell n’a pas lui non plus connu la journée espérée lundi. Le vainqueur du Championnat des moins de 25 ans a terminé sa journée à cinq coups au-dessus de la normale (77). 

«Je pense que ç’a été ma partie la plus difficile sur le plan mental. Je suis arrivé au départ du trou no 1 et j’étais un peu plus stressé que les dernières fois, et ça m’a joué dans la tête un peu. J’ai fait un mauvais coup de départ et ensuite ça m’a pris plus de temps à m’adapter au vent que je le pensais.» 

À noter que Mathieu Bélanger, deuxième l’an dernier et gagnant du trophée André-Gagné remis au meilleur joueur de la région de Québec, a joué 75. La coupe a été établie à 78, lundi. 

Les premiers joueurs prendront le départ à 7 h 30 mardi matin tandis que le groupe des meneurs entamera sa journée de travail à 11 h 30.