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Collusion : fiction ou réalité ?

Mitch Marner est toujours en quête d’un contrat.
Photo d'archives, AFP Mitch Marner est toujours en quête d’un contrat.

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L’agent Anton Thun, dans un entretien radiophonique, ne cache pas que le statut du joueur autonome avec restriction soulève de nombreuses discussions et la question qu’on pose : collusion : fiction ou réalité?

Thun préfère s’arrêter sur le système. « C’est le système qui dicte la tournure des événements, soutient-il. Y a-t-il une loi non écrite qui invite les dg à la plus grande prudence? Je l’ignore. Mais admettons que le système fait en sorte qu’ils ont plusieurs options, dont celle qu’ils utilisent le plus souvent : le statu quo. »

Il est anormal que des joueurs autonomes avec restriction comme Mitch Marner, Mikko Rantanen et Brayden Point n’ont toujours pu profiter de leur autonomie.

Mais, comme le souligne Thun : « L’Association des joueurs doit se pencher sur la question. Le système ne fonctionne tout simplement pas. La compensation non plus. »

Le message est clair. Ce sont les joueurs qui doivent reviser leur position. Ils entreront dans une négociation importante avec les propriétaires dans les prochaines semaines. L’enjeu, la présente convention de travail. Va-t-on se rendre à la limite, ou encore, voudra-t-on mettre un terme à la présente entente après la saison 2019-2020?

Personne ne veut un autre conflit de travail. Pas au moment où le hockey professionnel s’apprête à accueillir une 32e équipe. Mais, parmi les points chauds, on peut en soulever deux très importants.

  • La participation des joueurs aux Jeux olympiques.
  • La fameuse clause en fidéicommis.

Mais, il serait important pour les joueurs de s’attarder sur le règlement des joueurs autonomes avec restriction. Vous pouvez parier que les agents ne manqueront pas de rappeler à leurs clients qu’il s’agit d’un règlement qui ne tient pas la route.

Babcock : sur la sellette

Le Canadien évolue dans un marché tout particulier, tout le monde le sait. Les joueurs en font très souvent tout un plat. Par contre, Toronto est une ville encore plus exigeante que Montréal. Peu de temps après le championnat remporté par les Raptors, quelle équipe retient présentement l’attention ? Sûrement pas les Blue Jays. Encore moins les Argonauts. TC Toronto, c’est correct.

Mais rien à comparer aux Maple Leafs. Que le dossier Mitch Marner retienne l’attention, c’est un peu comme celui de Kawhi Leonard qui a tenu les partisans des Raptors sur le qui-vive pendant quelques semaines.

Chez les Leafs, va-t-on revivre la même expérience que celle de l’an dernier dans le dossier William Nylander? Et quelle somme devra-t-on consentir à Marner, le joueur le plus productif de l’équipe au cours des deux dernières années?

Par ailleurs, croyez-le ou non, même dans la canicule, on se demande si Mike Babcock sera toujours en poste si jamais les Maple Leafs subissent l’élimination au premier tour des séries éliminatoires? Pourquoi cette question, neuf mois avant la fin de la prochaine saison : on raconte que Babcock et Kyle Dubas ne sont pas sur les mêmes longueurs d’onde. Dubas se garde bien de lui donner trop de pouvoir sur le transfert des effectifs. Et ça ne plaît pas à Babcock.

Oups...

L’affaire Turris

Au cours des derniers jours, les rumeurs dans l’environnement des Predators de Nashville prêtent un intérêt de la part du CH à l’endroit de Kyle Turris. Je me demande pourquoi Marc Bergevin s’attarderait sur un centre de 6 M$ qui a irrité au plus haut point le grand patron de l’équipe, David Poile.

Turris a-t-il encore les ressources pour compétitionner au même niveau que les jeunes loups de la ligue ? Avec l’arrivée de Duchene, il occupera une place au sein de la troisième ligne d’attaque, par conséquent, un centre de 6 M$ n’est pas nécessairement l’équation que recherche un directeur général. Poile a beau mentionner que les Predators misent toujours sur l’ex-joueur des Sénateurs, mais ses quatre joueurs de centre lui coûteront près de 24 M$ cette saison... et il a besoin de renfort sur le flanc gauche et sur le flanc droit.

Il trouvera possiblement preneur à la condition qu’il paie 50 % du salaire de Turris.