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Coupe Banque Nationale: c'est la fin pour le tournoi de tennis féminin à Québec

La Coupe Banque Nationale sur le point d’être vendue à un promoteur étranger

Le directeur de la Coupe Banque Nationale, Jacques Hérisset
Photo d'archives Didier Debusschère Le directeur de la Coupe Banque Nationale, Jacques Hérisset

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Le tournoi de tennis féminin de la Coupe Banque Nationale n’existe plus. L’événement de Québec qui devait se tenir au PEPS de l’Université Laval du 9 au 15 septembre prochains pour sa 27e édition n’aura pas lieu cette année.

Il reste cependant quelques détails à régler avant que Tennis Canada, propriétaire du rendez-vous, officialise la vente à un promoteur étranger. Cela pourrait prendre encore quelques jours. Le site internet a pour sa part été débranché.

« Puisqu’on se rapproche de la date où le tournoi aura lieu, on a réussi à avoir une exemption de la part de la WTA pour ne pas tenir le tournoi. Pour l’instant, le tournoi appartient toujours à Tennis Canada jusqu’à tant qu’on ait quelque chose à confirmer », a révélé la directrice des communications de la fédération, Valérie Tétreault.

Tennis Canada avait amorcé des négociations avec des partenaires étrangers au cours des dernières semaines pour se départir du tournoi. Les baisses d’affluence des dernières années ont été l’une des principales raisons qui ont poussé l’organisme à mettre fin à l’aventure du tennis professionnel à Québec.

Fondé en 1993, le tournoi a vu plusieurs grands noms du tennis féminin fouler ses terrains, dont Maria Sharapova, Venus Williams et Jennifer Capriati. D’abord disputé au Club Avantage de la rue Bouvier, il a ensuite déménagé ses pénates au PEPS en 2005.

Les fans de tennis de Québec devront faire leur deuil du passage des joueuses professionnelles à la Coupe Banque Nationale. Pauline Parmentier (photo), gagnante l’an dernier, et les autres raquettes ne seront pas de retour dans la Vieille Capitale cet automne.
Photo d’archives, Didier Debusschère
Les fans de tennis de Québec devront faire leur deuil du passage des joueuses professionnelles à la Coupe Banque Nationale. Pauline Parmentier (photo), gagnante l’an dernier, et les autres raquettes ne seront pas de retour dans la Vieille Capitale cet automne.

Québec ne sera pas oubliée

Malgré la fin de ce chapitre, Tennis Canada a promis de continuer à soutenir la petite balle jaune dans la région de Québec. La forme que prendra ce nouveau projet sera déterminée dans les prochains mois. La création d’un tournoi de plus petite envergure, masculin ou féminin, a notamment fait partie des idées évoquées depuis le début des tractations.

« Tennis Canada veut continuer à investir dans le tennis à Québec. Notre but est de continuer à investir dans le tournoi à Québec, mais un tout nouveau projet prend du temps à développer », a mentionné Valérie Tétreault.

Selon le nouveau calendrier de la WTA, les épreuves de Zhengzhou et Nanchang, en Chine, et celle d’Hiroshima, au Japon, se tiendront pendant les dates initialement réservées pour la Coupe Banque Nationale qui tombe après les Internationaux des États-Unis.

Depuis quelques années, cette période coïncide avec le début d’une série d’événements sur le continent asiatique qui est privilégié par la majorité des meilleures joueuses.

Auger-Aliassime en vedette

Il y aura tout de même du tennis en septembre à Québec. Comme annoncé au début du mois, Félix Auger-Aliassime effectuera un court séjour le 14 septembre pour promouvoir un événement caritatif de l’Académie Hérisset-Bordeleau qui appartient à son père Sam.

Les fonds recueillis serviront au développement du tennis.

5 JOUEUSES QUI ONT MARQUÉ LE TOURNOI

Jennifer Capriati | 1999

Le directeur de la Coupe Banque Nationale, Jacques Hérisset
Photo d’archives

 

La venue de Capriati, l’un des plus beaux talents au début des années 1990, avait été un gros coup pour le tournoi alors que celle-ci cherchait à atteindre de nouveau les sommets de son sport après des problèmes de drogue et une arrestation pour vol à l’étalage. À l’aube du nouveau millénaire, l’Américaine amorce sa rédemption en gagnant deux titres, dont celui de Québec. Elle complétera son retour quelques années plus tard en remportant trois tournois majeurs et en devenant numéro un mondial.

Maria Sharapova | 2003

Le directeur de la Coupe Banque Nationale, Jacques Hérisset
Photo d’archives

 

La Russe s’était révélée aux amateurs en remportant son deuxième titre en carrière à 16 ans seulement en profitant de l’abandon de sa rivale en finale. L’année suivante, Sharapova s’emparait de son premier titre du Grand Chelem à Wimbledon avant d’atteindre le sommet du classement mondial une première fois en 2005 à 18 ans.

Marion Bartoli | 2006

Le directeur de la Coupe Banque Nationale, Jacques Hérisset
Photo d’archives

 

La Française n’a que 22 ans lors de son passage au PEPS, mais c’est à ce moment que sa carrière prend son envol. Elle signera ses premiers titres cette année-là, Québec faisant partie de la liste. Bartoli connaîtra l’apogée en 2013 en mettant la main sur le titre à Wimbledon, son unique victoire en Grand Chelem en carrière.

Lindsay Davenport | 2007

Le directeur de la Coupe Banque Nationale, Jacques Hérisset
Photo d’archives

 

Quelques mois après avoir donné naissance à son fils, à l’automne 2007, l’ancienne numéro un mondial inscrit Québec à son agenda. Elle connaîtra une semaine de rêve qui culminera par son 53e sacre en carrière. L’Américaine s’était absentée des terrains pendant près d’un an avant de renouer avec l’action en septembre de cette année-là.

Venus Williams | 2014

Le directeur de la Coupe Banque Nationale, Jacques Hérisset
Photo d’archives, Simon Clark

 

En 2014, l’organisation réussit un véritable coup de maître en attirant l’Américaine à Québec, la joueuse la plus titrée de l’histoire à participer au tournoi. L’ancienne numéro un mondial, alors 20e sur l’échiquier de la WTA, ne déçoit pas les nombreux spectateurs qui remplissent les gradins à chacun de ses matchs en atteignant la finale. La Croate Mirjana Lucic-Baroni gâche toutefois la fête en la battant lors du match ultime. Williams s’initiera même au curling pendant son séjour.