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FEQ: voyez les coups de cœur et les déceptions de nos journalistes

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Des dizaines de concerts plus tard, l’heure est au bilan. Le rideau est tombé hier soir sur le 52e Festival d’été et nos journalistes affectés à sa couverture quotidienne, Cédric Bélanger et Sandra Godin, en profitent pour vous livrer leurs coups de cœur et donner une tape sur les doigts bien méritée à un artiste qui aurait pu faire mieux.

Cédric Bélanger

Coups de cœur

Twenty One Pilots, 7 juillet, plaines d’Abraham

Twenty One Pilots
Photo ANNIE T. ROUSSEL
Twenty One Pilots

D’un concert qu’on a aimé, on dit souvent qu’une image marquante nous restera en tête. Avec Twenty One Pilots, il faut parler d’images. Au pluriel. Une voiture en feu, des pirouettes, jouer de la batterie sur la foule: les deux bêtes de scène ont tout mis en œuvre pour convaincre les sceptiques de leur capacité à divertir de larges foules, sans pour autant négliger le volet musical de la proposition.

Little Steven and the Disciples of Soul, 6 juillet, plaines d’Abraham

Je tenais à choisir un artiste qui jouait en première partie. Parce que ces performances passent parfois injustement sous le radar. Et que c’est parfois aussi bon — même meilleur — que la tête d’affiche. Ça aurait pu être Yungblud. Ou July Talk. Mais comment oublier l’extraordinaire déploiement de funk, de soul et de rock de Steven Van Zandt et de son armée de musiciens et de choristes, tous plus flamboyants et talentueux les uns que les autres?

Déception

Mariah Carey, 11 juillet, plaines d’Abraham

Écoute Mariah, on le savait pour la pluie. Ce n’était pas nécessaire de nous en parler après chaque chanson. Tu craignais de tomber? Prends deux minutes pour aller te chercher une paire d’espadrilles dans ta loge et reviens nous donner un show. C’est bien beau les centaines de millions d’albums vendus et les records du Billboard, mais les vrais savent donner le petit extra dans l’adversité. Ce n’est pas l’image que je garderai de toi.

Sandra Godin

Coups de cœur

Corey Hart, 4 juillet, plaines d’Abraham

Corey Hart
Photo ANNIE T. ROUSSEL
Corey Hart

Donner un concert d’une heure trente empreint d’une générosité sans borne envers ses fans, alors qu’il n’avait pas dormi depuis deux jours, mérite un coup de chapeau. Débarqué du Japon, où il était en spectacle 48 heures plus tôt, Corey Hart a su se faire pardonner son retard d’une demi-heure en offrant toute une soirée de nostalgie aux festivaliers, sans montrer le moindre signe de fatigue.

Imagine Dragons, 13 juillet, plaines d’Abraham

Après les quatre chansons des Foo Fighters en 2015, on se souviendra longtemps des deux chansons tout aussi mémorables offertes par Imagine Dragons, finalement vaincus par un orage violent samedi soir. Mention spéciale à la solidarité du chanteur Dan Reynolds, qui n’a pas joué à la diva devant la pluie torrentielle, se mettant même torse nu avant de prendre un long bain de foule.

Déception

U.S. Girls, 7 juillet, place George-V

U.S. Girls, projet musical de l’Américaine exilée au Canada Meghan Remy, était programmée à place George-V avant Cœur de pirate. On n’avait entendu que du bien de cette fille, qui fait carrière depuis 2007, mais sa performance étrange était loin d’être à la hauteur des attentes. Sa voix inégale, ses déhanchements suggestifs et sa théâtralité ont laissé le public froid et dubitatif.