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Un bar clandestin de Québec fermé deux fois plutôt qu’une

La police a dû de nouveau mettre la clé sous la porte

L'immeuble de la côte d'Abraham avait été fermé une première fois en février 2018 par la police de Québec.
L'immeuble de la côte d'Abraham avait été fermé une première fois en février 2018 par la police de Québec.

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Malgré une première fermeture en février 2018 par la police de Québec, le bar clandestin de la côte d’Abraham avait rouvert seulement quelques jours plus tard, avant d’être à nouveau démantelé un mois et demi plus tard. 

Le 25 février 2018, la police de Québec annonçait par le biais de ses porte-parole avoir procédé à la fermeture d’un bar clandestin qui opérait secrètement dans des locaux appartenant au promoteur GM Développement dans la côte d’Abraham. 

Le « Studio d’Abraham » accueillait alors chaque fin de semaine depuis environ un mois des fêtards qui pouvaient continuer de festoyer jusqu’aux petites heures. 

Plusieurs plaintes pour tapage nocturne ont cependant été reçues, ce qui avait amené le SPVQ à faire une intervention pour fermer l’endroit. Le responsable du Studio d’Abraham, Nicolas Marin, avait reçu des amendes totalisant 2400 $ pour avoir vendu des boissons alcooliques sans permis d’alcool. 

Or, faisant fi de cette première fermeture, le Studio d’Abraham avait rouvert « la semaine suivante », selon les dires mêmes de celui qui était responsable de l’endroit. 

Ainsi, la police de Québec est intervenue une seconde fois pour fermer l’endroit, le 5 mai. 

Intervention plus corsée 

L’information n’avait cependant pas été rendue publique par le SPVQ. L’intervention a pourtant été plus corsée puisque Nicolas Marin a été accusé de voie de fait et d’entrave au travail des policiers. 

Selon la preuve, plusieurs personnes étaient intoxiquées lorsque les policiers sont entrés dans le bar clandestin qu’ils croyaient avoir fermé un mois plus tôt. Nicolas Marin s’en est cependant pris aux policiers lorsque ceux-ci ont retrouvé du cannabis dans le local qui servait de bureau au bar. 

Nicolas Marin a purgé une peine de 150 jours pour ses gestes sur un policier. Il affirme toutefois qu’il conteste les constats d’infraction totalisant 2400 $ auxquels il fait face. 

À l’époque, c’est le promoteur GM Développement qui avait loué le local. Celui-ci avait dit ignorer, en février 2018, que le locateur utilisait l’endroit comme lieu de débauche.