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Conflit de travail: la SÉPAQ demande l'aide d'un conciliateur

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QUÉBEC – Les négociations de dernières minutes avant le déclenchement d'une grève dans une partie des établissements de la SÉPAQ dès mercredi n'ont pas porté leurs fruits.

Après avoir déposé une offre à ses employés syndiqués lundi soir, la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) a reçu une contre-offre du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), qui n'a pas permis de dénouer l'impasse.

Au contraire, la SÉPAQ a annoncé mardi soir qu'elle réclame que le ministère du Travail nomme un conciliateur. «La conciliation constitue maintenant le seul moyen d'en venir rapidement à une entente négociée afin de favoriser un rapprochement entre les parties pour minimiser l'impact de la grève sur les vacances de dizaines de milliers de Québécois», a expliqué l'organisme par communiqué.

Le litige entre les deux camps se situe principalement au niveau de la rémunération des employés, le syndicat faisant valoir que certains de ses membres ne gagnent qu'entre 13 et 14$ de l'heure.

La SÉPAQ a assuré avoir fait une offre salariale lundi soir qui constituait «une avancée sérieuse dans les négociations» et a déploré que la contre-offre syndicale soit «sans aucune proportion avec la capacité de payer de la société d'État».

Ainsi, dès mercredi, quelque 300 employés affectés au parc de la Chute-Montmorency, au camping des Voltigeurs, aux centres touristiques de Lac-Kénogami et de Lac-Simon et au siège social de la SÉPAQ seront en grève. Faute d'une entente d'ici la fin de la semaine, ils seront rejoints samedi sur les piquets de grève par environ 1200 employés qui travaillent dans 23 parcs nationaux.

Le SFPQ a d'ailleurs convoqué les médias pour une conférence de presse, mercredi matin, pour donner le coup d'envoi à la grève au parc de la Chute-Montmorency.