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Duc de Kent: Ménard imite son frère

Il enfile pour une 2e fois le veston à carreaux du champion du tournoi

Employé au sein de l’entreprise familiale dans l’industrie agroalimentaire, Émile Ménard entend continuer à survoler le circuit amateur après cette deuxième victoire à Boischatel.
Photo Simon Clark  Employé au sein de l’entreprise familiale dans l’industrie agroalimentaire, Émile Ménard entend continuer à survoler le circuit amateur après cette deuxième victoire à Boischatel.

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BOISCHATEL | Raoul Ménard n’est plus le seul membre de la famille à revendiquer deux titres au Duc de Kent. Son frère Émile a ajouté un deuxième veston à carreaux à sa garde-robe grâce à un deuxième neuf du tonnerre, mardi, à la 85e édition du prestigieux tournoi sur les allées du club de golf Royal Québec.

En avance par un seul coup à l’issue de la première ronde, le représentant du club Pinegrove a su maintenir le rythme malgré le retour en force d’Étienne Papineau, qui a remis une carte de 66, soit six coups sous la normale, pour finir le tournoi avec un cumulatif de -3, à égalité avec trois autres rivaux.

Ménard a néanmoins fait mieux dans l’ensemble, grâce à trois oiselets sur les neuf derniers trous de la ronde finale, pour compléter le tournoi avec un pointage de -5, soulevant le gros trophée et enfilant l’emblématique veston pour la deuxième fois en trois ans.

L’an dernier, en pleine pause de golf, il avait tenté en vain de défendre sa couronne en remettant une carte de 83. Raoul avait été couronné en 2011 et en 2014.

« Un bon stress »

Malgré la mince avance qu’il détenait en début de journée et le contingent d’amateurs qui suivait le groupe de tête, le golfeur de 24 ans est demeuré inébranlable.

Même quand il a vu dans ses grosses lunettes l’un des poursuivants du trio de meneurs, Antoine Sale, réussir deux oiselets pendant qu’il perdait des plumes sur le premier neuf à cause de deux bogueys.

« C’était un bon stress. On ne fait que prendre de plus grandes respirations et on reste dans le moment présent. On ne pense même pas au prochain trou ni à la fin de la ronde. Je n’ai su qu’au 13e qu’Étienne Papineau avait joué -6, quand une madame a dit qu’elle l’avait suivi, et je venais de faire un birdie au 12e. J’ai fait un petit calcul rapide dans ma tête. Ça m’a donné un petit boost pour finir fort », a reconnu le champion, qui a repris goût à la compétition en voyant Tiger Woods remporter le Tournoi des Maîtres.

« Puis, Antoine me gardait dans le match. Il a fait un birdie au 7e. C’est avec lui que j’évaluais mes chances. Je me suis dit que si je bats Antoine et que je bats -3, j’ai de bonnes chances de gagner », a renchéri Ménard, soulignant l’apport de son caddie Étienne Champagne, un ami de longue date.

Pas question, toutefois, de suivre les traces de son frère chez les professionnels.

Sale apprend

Même s’il n’a pas réussi à imiter son frère plus âgé qui avait gagné l’an dernier, Antoine Sale (Rivermead) se disait tout de même fier de sa performance.

Le natif de l’île de la Réunion s’est tiré dans le pied aux 12e et 13e trous en ajoutant trois coups à sa fiche (double boguey et boguey).

« Je me suis bien rattrapé avec un aigle au 14e, après, mais j’ai loupé quelques chances par après. Je suis content de moi-même. J’ai bien joué dans tout le tournoi. Je pense qu’il [son frère] va me taquiner un peu du fait que je n’ai pas pu défendre son titre ! », a souri l’adolescent de 17 ans, qui partagera le terrain avec frangin au championnat provincial à Beauceville, la semaine prochaine.

Une fierté pour un membre local

Jean-Guy Garnier était un homme comblé à l’issue de la deuxième ronde, mardi. Non seulement il a chauffé de jeunes golfeurs dont il pourrait être le père, mais il a aussi mis la main sur le trophée André-Gagné, remis au meilleur golfeur de la région de Québec.

À 60 ans, Garnier a terminé la compétition avec un cumulatif de -3, en signant une carte de 70 (-2).

La veille, à quelques heures de prendre le départ du tournoi, le membre du Royal Québec vaquait à ses occupations professionnelles de conseiller financier à la Financière Sun Life.

Après une journée de « congé » sur les verts, il sera de retour sur sa chaise mercredi matin.

« Quelques-uns de mes collègues me suivent au niveau du golf, mais pas tout le monde. C’est ben correct », soulignait-il bien humblement.

Tout près

N’empêche qu’il y avait de quoi pavoiser en passant à un cheveu d’enlever cette tranche de la Triple couronne du circuit amateur québécois.

« C’est un exploit, surtout à l’âge où je suis rendu ! De faire honneur à André Gagné, alors que c’est son trophée, c’est quelque chose de plaisant. Je le côtoie depuis deux ans en étant membre ici. C’est une fierté d’avoir joué deux rondes sous la normale », a ajouté celui qui participe à quelques tournois amateurs pendant la saison.

« C’est stressant et il reste qu’on joue avec beaucoup de joueurs plus jeunes que nous. Le golf, tu joues ta partie et je n’essaie pas de frapper la balle aussi loin que les plus jeunes. On espère que le fer droit va fonctionner. »

Auteur d’un 71 la veille, l’ancien entraîneur-chef du club de basketball masculin du Rouge et Or de l’Université Laval, Jacques Paiement Jr., a connu une deuxième ronde plus difficile pour établir un score final de 152 (+8).

RÉSULTATS

1. Émile Ménard (Pinegrove) | 139 (-5)

2. Étienne Papineau (Pinegrove) | 141 (-3)

2. Jean-Guy Garnier (Royal Québec) | 141 (-3)

2. Brandon White (Camelot) | 141 (-3)

2. Antoine Sale (Rivermead) 141 (-3)

6. Luc Guilbault | 142 (-2)

7. Louis-Antoine Jobin-Colgan (Lorette) | 143 (-1)