/opinion/columnists
Navigation

Étalement urbain: quel crime!

Coup d'oeil sur cet article

Au Québec, oser parler d’étalement urbain (insérer ici un haut-le-cœur), c’est comme évoquer Voldemort dans Harry Potter.

Ce vilain mot devrait être banni, et celles et ceux qui osent le prononcer devraient être honnis.

Exagération

J’imagine ici les soupirs creux des apôtres de la densité urbaine. Ces derniers, fidèles symboles d’une gauche caviar bien pensante et qui aime donner des leçons, tentent de nous faire croire qu’il faut impérativement s’entasser les uns sur les autres, dans des centres-ville bruyants et grouillants­­­.

Ils n’acceptent pas que des familles veuillent vivre en périphérie des grandes villes, pour avoir accès à davantage d’espace, de tranquillité et de sérénité. Ils feront tout pour persuader que les initiatives ayant pour conséquences de favoriser le développement des banlieues et autres régions limitrophes aux grands centres devraient être jetées aux poubelles (bonjour les anti 3e lien !)

Occupation

Pourtant, s’il y a bien une nation qui devrait favoriser un développement ordonné en dehors des milieux urbains, c’est le Québec ! À une certaine époque, on parlait régulièrement de l’enjeu de l’occupation de notre territoire.

Nous avons un territoire immense de 1,6 million de km², habités par seulement 8,3 millions de personnes. Si nous voulons prospérer, nous devons avoir des régions dynamiques.

Je sais, vous me direz que je ne suis pas urbaniste, mais il me semble que plus le développement se fera en périphérie et à l’extérieur des grands centres, plus cela aura des effets collatéraux positifs sur les régions plus éloignées.

Et le contraire m’apparaît encore plus évident ! Ce n’est pas en favorisant uniquement la densité de Montréal et du cœur de Québec que des régions comme l’Abitibi ou la Gaspésie vont arrêter de se vider.

L’étalement urbain, ce n’est pas une tare. Au contraire. Est-ce qu’on a encore le droit de penser cela sans avoir l’air de vouloir tuer la Terre ?