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Le maire de Saint-Jérôme subira un procès en septembre

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SAINT-JÉRÔME | Le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, accusé d’avoir enfreint la loi électorale, subira un procès de cinq jours plus tard cette année en lien avec la contestation des avis d’infraction qu’il a reçus du DGEQ.

Mardi, la cause a brièvement été entendue devant la Cour du Québec au palais de justice de Saint-Jérôme. Une date en septembre a été retenue pour la suite des procédures judiciaires. M. Maher n’avait pas l’obligation d’être à la cour et était représenté par son avocat.

Rappelons qu’en mai dernier, notre Bureau d’enquête dévoilait une histoire fort embarrassante pour le maire Maher. Il avait été enregistré à son insu, en train d’offrir un «emploi prestigieux» à un conseiller municipal dont il voulait se débarrasser.

Notre Bureau d’enquête a eu accès à un enregistrement audio des événements qui se sont déroulés le 6 octobre 2017 dans le bureau du maire Stéphane Maher. Ce dernier y avait convoqué Mario Fauteux, conseiller municipal depuis 2013 et membre de sa formation politique.

Alors que la période de mise en candidature pour la prochaine élection allait se terminer quelques heures plus tard, il demande au conseiller de renoncer à se présenter pour son parti. Il lui offre un emploi en guise de «compensation», sans savoir qu’il est alors enregistré.

Le DGEQ reproche au maire d’avoir tenté d’«influencer une personne au regard de sa candidature», ce qui est considéré comme une manœuvre électorale frauduleuse.

Le deuxième constat d’infraction remis par le DGEQ à l’endroit du maire émane d’un autre ancien conseiller municipal, André Marion, qui a porté plainte pour les mêmes motifs.

Stéphane Maher a tout nié en bloc. Par voie de communiqué, en mai dernier, il affirmait [...] en aucun cas avoir promis des emplois aux conseillers municipaux sortants Mario Fauteux et André Marion. «Ces allégations sont fausses et mensongères», a dit le maire.