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Des infirmières épuisées mettent leur vie familiale en veilleuse

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SHERBROOKE | Les professionnelles de la santé sont de retour sur la place publique pour se faire entendre: elles n’en peuvent plus du temps supplémentaire obligatoire. 

À Sherbrooke, un jeune couple subit les contrecoups des conditions de travail difficile dans le milieu de la santé. Infirmière depuis trois ans, Marie Trudel craint au quotidien de devoir étirer ses quarts de travail à 16 heures par jour. Elle en ressort épuisée et angoissée. Son conjoint, Alexis Lampron, est à ses côtés. Il a décidé de la soutenir. 

«Je ne vais pas mentir... ça arrive qu’elle revienne à la maison les yeux pleins d’eau. Quand je vais la reconduire, elle ne sait pas quand je vais venir la rechercher. Est-ce qu’elle va travailler 12 heures? 16 heures? On doit toujours se réorganiser», a dit Alexis Lampron. 

Impossible d’avoir des enfants 

Pour Marie Trudel, il est impossible d’avoir des enfants dans ce contexte, un constat difficile pour cette jeune femme nouvellement arrivée sur le marché du travail. 

«Moi, je veux des enfants. Mon conjoint aussi. Pour l’instant, on ne peut pas, pas avec cet horaire-là. Alors c’est certain que je repense à mes choix de carrière, que je me demande ce que je devrais faire pour la suite», a indiqué Mme Trudel, en entrevue avec TVA Nouvelles. 

En quête de solutions 

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie - CHUS est conscient de la situation et se dit sensible à la réalité vécue par les salariés sur le terrain. 

Pour la directrice aux ressources humaines Josée Paquette, une heure de temps supplémentaire obligatoire est une heure de trop. 

«L’enjeu majeur, présentement dans le réseau, c’est le manque de ressources. Il faut réussir à recruter et à former une relève. Il faut attirer de nouveaux visages qui veulent travailler dans notre milieu et qui sont aussi des passionnés. Oui, on a besoin d’aide.»