/qubradio
Navigation

FaceApp: l’application russe qui fait sensation est-elle dangereuse?

bloc cellulaire
Photo Fotolia

Coup d'oeil sur cet article

«Virale» sur le web en raison de son filtre photo qui permet de se vieillir en quelques secondes, l’application FaceApp fait rire et divertit ses utilisateurs. Cependant, le logiciel développé par une équipe russe est-il aussi inoffensif qu’il en a l’air? 

L’une des préoccupations soulevées par plusieurs internautes est que l’application doit obligatoirement télécharger les photos sur un serveur externe afin d’appliquer le filtre, plutôt que de transformer l’image directement sur l’appareil mobile de l’usager. 

«Il faut se questionner: est-ce que ça dérange si je laisse ma photo quelque part?» a soulevé l’expert en cybersécurité Steve Waterhouse, en entrevue à QUB radio, aujourd'hui.  

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Steve Waterhouse à QUB radio:  

À ce sujet, le développeur de FaceApp, Wireless Lab, soutenait dans une missive envoyée au site web spécialisé Tech Crunch que la «plupart» des clichés seraient effacés des serveurs après 48 heures. 

Aussi, seules les photos choisies par l’utilisateur seraient traitées par FaceApp. 

Toutefois, pour l’intervenant québécois, cela ne garantirait pas que les images et informations récoltées par le logiciel ne puissent servir à d’autres desseins, ou encore être vendues à de tierces parties. Et ce, même si l’entreprise derrière l’application soutient le contraire. 

En ce sens, en parcourant les conditions d’utilisation du programme, on découvre que les usagers de FaceApp accordent à l’entreprise la permission d’utiliser comme elle le désire le contenu transféré sur ses serveurs. 

Il ne serait donc pas étonnant de voir certaines de ces informations «couplées» à d’autres, recueillies ailleurs, pour construire, par exemple, des profils de publicité ciblée. 

«Plus ils ont d’information, d’échantillons en main, plus ils vont être en mesure, évidemment, de dresser un portrait plus clair d’avec qui ils font affaire. [...] C’est gratuit, donc ça veut dire qu’on en est le produit», a affirmé l’expert en cybersécurité, qui voit là une façon possible de «monétiser» le logiciel. 

Questionné par l’animatrice Geneviève Pettersen, Steve Waterhouse croit qu’il est néanmoins difficile de dire si l’application mobile, disponible sur iOS et Android, est réellement dangereuse. 

Il faudrait donc se montrer prudent avec ce genre de programme, ont conclu l'animatrice et son invité, en discussion dans le cadre de l’émission Les Effrontées.

Visitez qub.radio pour ne rien manquer de notre programmation quotidienne et de nos baladodiffusions