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Fin de la saga des Pères Maristes: le cinquième élève reconnu coupable a reçu sa sentence

Fin de la saga des Pères Maristes: le cinquième élève reconnu coupable a reçu sa sentence
Photo d'archives, Sophie Côté

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L’absolution conditionnelle infligée à un cinquième accusé du Séminaire des Pères Maristes marque la fin de la saga de partage des photos intimes, un an et demi après les arrestations.

Cette ultime procédure judiciaire n’a toutefois pas dévié du climat tendu qui existe entre les familles des victimes et des accusés.

L’adolescent, lequel est aujourd’hui âgé de 14 ans, avait reconnu sa culpabilité à des accusations de leurre et de distribution de pornographie juvénile, mais il avait été acquitté d’extorsion.

Un acquittement qui ne passe toujours pas, du côté de la victime. « Tout ce qui résonnera dans ma tête, c’est [l’accusé] acquitté d’extorsion », a dit la jeune plaignante.

Cette dernière a répété à la juge qu’elle avait dit « la vérité » lorsqu’elle a témoigné que l’adolescent l’avait menacée de dévoiler un secret sur son père afin d’obtenir des photos intimes d’elle.

La mère de cette dernière a dit la même chose, exprimant avoir accueilli le verdict « avec grande tristesse ».

Aucune vengeance

Pour sa part, la mère de l’accusé a lu une longue lettre à la juge, où elle a notamment reproché l’arrestation des garçons devant les élèves de l’école, le processus judiciaire trop long et le traitement médiatique.

« Cette histoire a détruit une communauté », a-t-elle dit en parlant « d’ego d’adultes ».

Celle qui dit n’avoir « jamais banalisé » la peine des victimes et de leur famille a aussi rappelé que son fils avait composé avec « la honte, l’angoisse et l’anxiété ».

« La tête haute »

La juge a pris en considération le « certain opportunisme » de l’accusé, notamment parce que la victime et sa mère étaient des « amies proches » de sa famille, pour rappeler que la victime a souffert.

À l’inverse, l’accusé est un « bon jeune » qui a fait preuve « d’empathie ».

En plus d’une lettre d’excuses qui devra être rédigée par l’accusé à la victime, la juge Fannie Côtes a exigé que l’adolescent fasse 35 heures de travaux communautaires en échange d’une absolution.

En terminant, la juge s’est adressée à la victime en disant : « Promets-moi de poursuivre ta route la tête haute avec fierté. » Ce à quoi l’adolescente a timidement répondu oui.

Les cinq adolescents qui ont finalement été accusés et reconnus coupables dans cette saga ont obtenu des absolutions conditionnelles.

L’ensemble des jeunes étaient accusés de leurre ou de distribution de pornographie juvénile pour avoir transmis les photos intimes des victimes à d’autres élèves.

Ceux-ci ont dû faire des dons, allant jusqu’à 350 $, et entre 20 et 35 heures de travaux communautaires.