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Pas d’impact du 3e lien sur le plus grand parc, selon le maire

Gilles Lehouillier n’a pas de crainte pour le parc de la Pointe-De la Martinière

Pas d’impact du 3e lien sur le plus grand parc, selon le maire
Photo Stevens LeBlanc

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Alors qu’il inaugurait le nouveau pavillon d’accueil du parc de la Pointe-De la Martinière, le maire de Lévis a assuré que l’éventuel troisième lien qui doit aboutir dans le secteur n’aura aucun impact sur l’immense zone de conservation.

Le maire Gilles Lehouillier était fier, mercredi, de présenter le tout nouveau pavillon d’accueil du parc, un investissement de 1,2 million $.

Le parc est situé à l’extrême est du territoire lévisien et compte 125 hectares, soit une fois et demie la superficie des plaines d’Abraham. C’est un site de conservation et le plus grand parc urbain à Lévis.

Pas d’impact du 3e lien sur le plus grand parc, selon le maire
Photo Stevens LeBlanc

La Ville compte d’ailleurs faire plusieurs autres aménagements au cours des prochaines années, dont une piste cyclable, des sentiers et des belvédères.

Peu inquiet de la réalisation éventuelle d’un troisième lien, qui doit aboutir dans le secteur selon le scénario très préliminaire présenté par le gouvernement du Québec, le maire de Lévis assure que le parc ne sera pas touché.

« Il n’y aura pas d’impact ici, dans le secteur », a-t-il affirmé. La sortie du futur tunnel sera située beaucoup plus au sud, près de l’autoroute 20, insiste-t-il.

« Compte tenu de la pente, c’est à peu près impossible que ça puisse sortir ici dans le secteur du parc régional de la Pointe-De la Martinière », a indiqué M. Lehouillier.

Des citoyens du secteur ont confié au Journal leurs inquiétudes sur cette méga-infrastructure qui pourrait aboutir dans leur cour.

Le maire assure qu’il « prend fait et cause pour les citoyens. On fera les représentations nécessaires lorsque le gouvernement va sortir son projet ».

Il rappelle que la Ville avait favorisé l’option du tunnel et fait des représentations en ce sens, pour limiter les impacts sur la rive.

« La vocation de conservation du parc ne peut être enlevée, même par la Ville, parce que ce sont des ententes notariées qui ont été faites », a-t-il ajouté.

Après l’ouverture du nouveau pavillon d’accueil, la Ville de Lévis compte d’ici deux ans aménager une piste cyclable, des sentiers et des belvédères au parc régional de la Pointe-De la Martinière.
Photo Stevens Leblanc
Après l’ouverture du nouveau pavillon d’accueil, la Ville de Lévis compte d’ici deux ans aménager une piste cyclable, des sentiers et des belvédères au parc régional de la Pointe-De la Martinière.

5,2 millions $ pour les parcs

Par ailleurs, en 2019, la Ville injectera 5,2 millions $ dans l’ensemble de ses parcs urbains, de secteur, de voisinage et dans ses jeux d’eau.

Ainsi le parc des Chutes-de-la-Chaudière, le parc de la Rivière-Etchemin et le parc de la Pointe-De la Martinière bénéficieront d’investissements de 1,6 million $ pour divers aménagements.

De plus, une dizaine de petits parcs se partageront une enveloppe de 400 000 $. On ajoutera également des jeux d’eau au parc Lallemand et au parc de Coutances, à Pintendre.

Ferme Chapais

La Ville de Lévis souhaite toujours se porter acquéreuse, pour une somme nominale, de la propriété de la ferme Chapais, à Saint-Romuald, qui a été déclarée excédentaire par le gouvernement fédéral.

Le dossier est en suspens depuis des années, et le maire compte en faire un enjeu électoral local pour la prochaine campagne fédérale.

Gilles Lehouillier imagine un parc national ou encore un vaste terrain pouvant accueillir de nombreux jardins communautaires. Les consultations publiques sont à venir.