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Une femme qui a tué son fils de 3 ans sortira du pénitencier

Nancy Landry
Photo d'archives Nancy Landry

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Une femme de Sherbrooke condamnée en janvier 2017 à sept ans de pénitencier pour l’homicide involontaire de son fils de 3 ans a déjà obtenu sa libération conditionnelle totale cette semaine.

La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) est d’avis que Nancy Landry ne présenterait pas un « risque inacceptable pour la société et que cette libération contribuera à la protection de celle-ci en favorisant [sa] réinsertion sociale en tant que citoyenne respectueuse des lois ».

« Vous présentez un risque de récidive faible. Votre plan de sortie est fort bien adapté aux besoins d’accompagnement et d’encadrement que requièrent votre risque et votre état de santé mentale », note la CLCC dans une décision rendue mardi et dont Le Journal a obtenu copie.

Séquelles au cerveau

Le drame remonte à février 2011. Dans un état dépressif après une séparation difficile, Landry a tué son garçon et a tenté de mettre fin à ses jours. C’est sa fille qui a fait la macabre découverte. La mère de famille avait par la suite été accusée de meurtre prémédité.

En janvier 2017, la femme aujourd’hui âgée de 45 ans a plaidé coupable à une charge réduite d’homicide involontaire.

« Vous étiez déterminée à mettre fin à votre vie en apportant avec vous votre fils », souligne la CLCC.

Après sa tentative de suicide, Landry a subi des séquelles permanentes au cerveau.

C’est pourquoi elle sera prise en charge à sa sortie du pénitencier de Joliette par un organisme spécialisé auprès de la clientèle présentant des problèmes de santé mentale.

Traitements psychiatriques

Comme conditions jugées « raisonnables et nécessaires », la Commission a imposé à la dame de déclarer à son agent de libération conditionnelle toutes ses fréquentations ou relations intimes, sexuelles et non sexuelles, avec des hommes. Elle devra également suivre des traitements psychiatriques.

Des suivis psychologiques en détention ont d’ailleurs permis d’améliorer sa « condition émotionnelle », elle qui a un besoin de stabilité de son environnement.

« Malgré une culpabilité toujours présente, vous arrivez davantage à parler des circonstances de votre délit de manière plus dégagée. Face à votre ex-conjoint, le père de la victime, vous arrivez aujourd’hui à le considérer, lui aussi, comme une victime de vos gestes », écrit la CLCC, qualifiant ce progrès de colossal.

– Avec la collaboration de Claudia Berthiaume