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Des accidents de vélo qui sèment l’inquiétude à Québec

Deux ados gravement blessés en un mois dans la région

Des accidents de vélo qui sèment l’inquiétude à Québec
Photo Agence QMI, Guy Martel

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Le port du casque aurait sans doute évité de graves blessures à deux jeunes adolescents victimes d’un accident de vélo depuis un mois, dans la région de Québec, déplore l’ex-olympien et homme d’affaires Louis Garneau, qui lance aux parents un appel à la prudence.

Un autre jeune cycliste a fait une très mauvaise chute, cette fois à Saint-Augustin-de-Desmaures, mercredi soir, en empruntant la route Racette, qui comporte une côte très sinueuse.

L’adolescent de 15 ans, qui a subi d’importantes blessures, ne portait pas de casque, selon la police. Il a perdu connaissance quelques minutes après l’arrivée des secours. Jeudi, la police ne pouvait en dire plus sur son état de santé.

Les circonstances de l’accident restent à être établies, mais le cycliste a de toute évidence perdu le contrôle dans la côte. Louis Garneau, un résident de cette municipalité, ne s’en étonne pas.

« C’est une méchante côte, s’exclame-t-il. [...] Il y a des arbres dans ce coin-là. Moi-même, je l’ai descendue, cette semaine, par hasard, et je me suis fait peur en descendant, parce qu’elle est très, très courbée, et si tu n’as pas d’expérience, tu peux vraiment perdre le contrôle. C’est vraiment une courbe dangereuse. »

Le 19 juin dernier, un autre adolescent, âgé de 13 ans, avait subi un grave traumatisme, à Québec, dans le secteur de Sainte-Foy. Le garçon, pourtant sensible au port du casque, étant un grand adepte de vélo comme son père, n’en portait pas alors qu’il s’amusait devant sa résidence.

M. Garneau connaît bien cette famille. Il a de bonnes nouvelles concernant le garçon de 13 ans. Celui-ci « récupère bien » et a d’ailleurs pu retourner chez lui cette semaine, après avoir passé un mois à l’hôpital et dans un centre de réadaptation. « On souhaite qu’il se rétablisse à 100 %. »

Prudence

L’homme d’affaires reconnaît être « énormément » préoccupé par ces événements récents impliquant des adolescents. Il invite les parents à la plus grande vigilance, puisque « c’est l’âge où on ne veut pas de casque, où l’on trouve que ce n’est pas cool, c’est la période un peu rebelle. »

Ce simple équipement peut pourtant prévenir de graves séquelles à la tête, au cou, au cerveau.

« Comme on dit en québécois, ne niaisez pas avec ça, mettez votre casque », insiste Louis Garneau, dont le casque l’avait justement sauvé d’une chute brutale à vélo, il y a un an.

« À l’hôpital, j’ai vu pendant deux jours des accidentés de la route, des motocyclistes, des gens en quatre-roues, des gens en bicycle, comme moi, et on me disait : c’est toujours de même quand les vacances de la construction commencent. S’il y a un conseil que je peux donner, c’est : faites attention », conclut le cycliste.