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Peu de vie privée lorsqu’il était en Europe

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Si Bacary Sagna peut se promener avec sa famille dans les rues de Montréal sans problème, ce n’était pas le cas lorsqu’il jouait à Londres et Manchester.

« Pendant dix ans en Angleterre, c’est sûr que c’était plus mouvementé. Chaque fois que tu manges au restaurant, que tu te déplaces en ville ou tu marches dans la rue, forcément les gens te reconnaissent et t’arrêtent pour prendre des photos.

« C’est peut-être flatteur dans les premiers temps, mais quand la famille s’agrandit, ça devient moins drôle et la vie devient un long exercice de diplomatie.

« J’ai eu de plus en plus besoin de me retrouver avec ma famille. »

Diplomatie

« Au début, c’est un peu comme un jeu et tu t’y fais, mais petit à petit, ça ne devient pas pesant parce que ça fait toujours plaisir de prendre des photos avec des fans, mais on est des êtres humains avant tout et parfois on aime avoir notre vie privée.

« On a des hauts et des bas et la difficulté, c’est qu’il ne faut pas le faire sentir aux gens, ce n’est pas contre eux. »

Il avoue que ce n’est pas toujours évident de mettre ses états d’âme de côté pour demeurer courtois avec les gens qui paient en partie son salaire.

« Par exemple, le jour où on a une mauvaise nouvelle, on n’a pas le droit de le faire sentir aux gens parce qu’ils viennent dans un but positif et qu’ils le demandent avec respect. »

Pourchassé

Sagna relate une anecdote qui en dit long sur le peu de place à la vie privée qu’ont les joueurs de foot qui évoluent dans les plus grandes ligues européennes.

« Je me souviens, après la Coupe du monde de 2014, d’être allé à Miami. J’allais me baigner et aussitôt sorti de l’eau, j’avais des paparazzis à cinq mètres de moi. C’était marrant les deux premiers jours, mais c’est devenu pesant et à la limite, ma femme et moi on se cachait et on n’allait plus à la plage, on restait à la piscine. »

C’est sans doute un peu là qu’il a commencé à perdre ses illusions.

« En venant aux États-Unis, je me suis dit que j’allais être tranquille, mais c’est là que j’ai vu que le football, c’est universel. »