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Comme une recrue... d’expérience!

Antony Auclair revit l’effet de nouveauté chez les Buccaneers

Quebec
PHOTO d’archives, STEVENS LEBLANC Antony Auclair va trimer dur à l’entraînement afin de prouver aux Buccaneers qu’il est mûr pour quelques fonctions additionnelles dans sa définition de tâches.

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Nouvel entraîneur-chef, nouveau personnel d’entraîneurs, nouveau système de jeux, nouveaux préparateurs physiques... À bien des égards, Antony Auclair s’est senti comme une recrue lors des derniers mois chez les Buccaneers de Tampa Bay. À la différence majeure qu’à sa troisième saison avec l’équipe, l’ailier rapproché possède le bagage pour bien encaisser le tout.

Il n’y a pas seulement Bruce Arians qui s’est amené à bord à titre de nouveau patron dans le vestiaire. Ce dernier a évidemment formé son propre personnel d’entraîneurs, ainsi que son personnel de soutien. Dans un monde d’habitudes comme le football, il s’agit forcément d’un ajustement important pour les joueurs en place.

« Il y a à peu près juste le personnel de bureau et les dépisteurs qui n’ont pas trop changé. Ailleurs, on travaille partout avec du nouveau monde et durant la première semaine des entraînements printaniers, c’était vraiment spécial.

« Avec l’arrivée de coach Arians, il y avait aussi un nouveau livre de jeux à apprendre, qui est assez volumineux. Je me suis vraiment senti comme une recrue au départ, mais avec mon expérience de deux saisons, j’ai vite repris le dessus et je me sens prêt pour le camp d’entraînement », a expliqué Auclair lors d’une entrevue avant son départ pour Tampa, où les joueurs sont attendus jeudi prochain.

Prêt pour un rôle accru

Justement, ce camp pourrait s’avérer une belle occasion pour Auclair de prouver à ses nouveaux entraîneurs qu’il est mûr pour un rôle plus complet au sein de l’attaque.

Si ses habiletés comme bloqueur sont déjà saluées, Auclair estime qu’il a les atouts pour contribuer davantage sur le jeu aérien, lui qui revendique neuf attrapés pour 73 verges en 24 matchs.

« On a passé presque tous les entraînements printaniers à trois ailiers rapprochés vu qu’il y avait des blessures. Puisqu’on a différentes formations à plusieurs ailiers rapprochés, j’ai obtenu beaucoup de répétitions et j’ai pu améliorer des aspects de mon jeu comme les tracés et la réception de passes. J’ai brûlé du gaz, mais ça va payer.

« C’est la première fois que je peux participer à tous ces entraînements parce que lors des deux dernières saisons mortes, je soignais des blessures. Avec Cam (Brate) et OJ (Howard), c’est sûr que mon rôle ne changera pas énormément, mais j’ose croire qu’on va m’utiliser plus pour capter des passes », a fait valoir l’ancien du Rouge et Or.

Surprise en vue ?

Coéquipier et bon ami d’Auclair, Cameron Brate n’a pas hésité à se prononcer dernièrement à savoir que les Buccaneers allaient surprendre bien des observateurs.

Sans plonger dans le jeu risqué des prédictions, le Beauceron s’est lui aussi montré optimiste même si l’équipe n’a remporté que 10 parties en deux ans.

« Je préfère rester prudent, mais je pense que ça va bien aller. À l’attaque, on a les mêmes gars explosifs. On a gagné beaucoup de verges la saison dernière, mais on a manqué de finition pour les points. On travaille beaucoup sur notre présence dans la zone payante (red zone).

« Défensivement, de ce que j’ai vu, ça a beaucoup changé. La défensive a même eu le dessus sur nous dans les entraînements au printemps. On a tout pour être une bonne équipe », a-t-il fait valoir.

Bruce Arians, l’homme de la situation

Maintenant qu’il a côtoyé l’entraîneur-chef Bruce Arians lors des premiers entraînements de l’équipe ce printemps, Antony Auclair semble convaincu qu’il était le candidat idéal pour redonner du lustre aux Buccaneers.

Malgré quelques saisons parsemées d’espoir ici et là, les Bucs n’ont pas goûté aux séries depuis 2007. Arians devient le sixième pilote à défiler aux commandes du navire à la dérive depuis cette dernière présence en séries, et l’optimisme est de nouveau permis.

Après tout, le vieux routier a amené les Colts en séries à sa seule saison à la barre en 2012, lorsqu’il assurait le boulot par intérim en raison du cancer dont souffrait Chuck Pagano. Passant ensuite chez les Cardinals, il a guidé l’équipe vers trois saisons gagnantes de suite et deux présences en séries. L’équipe venait pourtant de conclure trois saisons misérables.

Auclair souhaite bien entendu le même effet au sein des troupes éprouvées à Tampa.

« C’est un bon homme de famille, qui est très proche des joueurs, mais en même temps, il n’hésite jamais à nous dire sa façon de penser quand ça ne va pas. Quand il y a des erreurs mentales qui se répètent, ça l’enrage. C’est vraiment un entraîneur très dur, mais c’est exactement d’un type comme ça qu’on avait besoin », évalue l’ailier rapproché.

La solution pour Winston ?

L’autre aspect qui milite en faveur d’Arians, c’est sa propension à soutirer le meilleur des quarts-arrière. À Indianapolis, il était l’entraîneur des quarts pour les débuts d’un certain Peyton Manning, en 1998. En 2012, il a bien lancé la carrière d’Andrew Luck. À Pittsburgh, c’est Ben Roethlisberger qu’il a eu l’occasion de diriger, en plus de raviver en Arizona la carrière, à ce moment moribonde, de Carson Palmer.

À Tampa, Jameis Winston a tout le talent pour percer, mais des problèmes de revirements ont jusqu’ici freiné son progrès.

« Bruce Arians traîne une bonne réputation et il va aider à changer Jameis. En même temps, comme équipe, on n’a pas aidé notre quart-arrière avec une défensive qui donne trop de points et une attaque qui ne peut pas courir avec le ballon. Tout ne repose pas sur lui et il faut l’aider plus », croit Auclair.