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Coupable d’avoir agressé sexuellement un nain

Il prenait sa victime pour un «toutou»

Jonathan Bertrand-Beaulieu a plaidé coupable à certains chef
Le Journal de Québec Jonathan Bertrand-Beaulieu

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Le détenu de la prison d’Orsainville qui a abusé d’un codétenu nain en lui faisant la « prise du sommeil » à de multiples reprises et en l’agressant sexuellement a été reconnu coupable de tous les sévices qui lui étaient reprochés.

Les gestes imputés à Jonathan Bertrand-Beaulieu alors qu’il était dans l’aile 14-gauche du centre de détention de Québec ont dérangé à tel point que deux codétenus ont même accepté de témoigner contre lui. Un geste rare dans un monde où « ce qui se passe dans la wing reste dans la wing ».

À l’automne 2018, Bertrand-Beaulieu est incarcéré comme prévenu dans une aile où la surveillance est minimum. L’un des codétenus, un homme frêle atteint d’une forme de nanisme qui pèse environ 110 livres, est alors pris à partie par le colosse de plus de six pieds et plus de 200 livres.

Les gestes ont débuté par des « prises du sommeil » où Bertrand-Beaulieu prenait par derrière sa victime pour l’étouffer au point où elle perdait conscience et convulsait au sol. Ces gestes ont été répétés à de multiples reprises et se sont aggravés.

« Coups de pénis »

L’accusé utilisait sa victime comme un véritable « toutou », selon deux codétenus venus témoigner. À certains moments, Bertrand-Beaulieu est entré dans la cellule où se trouvait sa victime et l’a littéralement frappé au visage avec ses parties intimes.

Plus encore, à deux reprises, l’accusé est aussi entré dans la cellule pour chatouiller, puis déshabiller son codétenu avant d’insérer un doigt à une reprise, puis une fiole à une autre reprise, dans l’anus de la victime.

Cet événement a convaincu la victime d’aller porter plainte contre l’homme de 27 ans. Deux codétenus ont aussi encouragé la victime à porter plainte. « Avec courage », ils sont même sortis de leur réserve pour témoigner contre un prévenu, a fait remarquer la juge Johanne Roy.

La juge a estimé que ces témoignages étaient « crédibles » sans que « leur version semble fabriquée » comme voulait le laisser entendre l’accusé. Ce dernier a d’ailleurs fait non de la tête tout au long de la lecture de la décision, laissant même tomber quelques larmes. Il est toutefois retourné aux cellules en frappant les portes.