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Le Shack Resto-Bar ferme ses portes

Le propriétaire de l’établissement dénonce les travaux qui font fuir les clients sur la route de l’Église

Ouvert depuis près d’un quart de siècle, Le Shack Resto-Bar met la clé dans la porte en raison des travaux routiers qui entraînent des pertes financières majeures.
Photo Didier Debusschere Ouvert depuis près d’un quart de siècle, Le Shack Resto-Bar met la clé dans la porte en raison des travaux routiers qui entraînent des pertes financières majeures.

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Étranglé par les travaux qui s’éternisent et qui font fuir la clientèle, le propriétaire du Shack Resto-Bar, sur la route de l’Église, a décidé de lancer la serviette et de fermer ses portes.

Ouvert depuis octobre 1995, l’établissement pourrait offrir une dernière soirée à sa clientèle samedi soir. La poussière, le bruit et la congestion causés par le chantier ne sont guère intéressants pour profiter de l’été.

« C’est avec beaucoup de chagrin, de tristesse et d’amertume que j’annonce la fermeture du resto-bar le Shack dans les prochains jours. Les travaux incessants depuis les sept dernières années devant le commerce seront finalement venus à bout de moi et je dois penser à ma santé », a annoncé le propriétaire Mathieu Girard.

Joint par Le Journal, ce dernier a confirmé qu’il avait frappé un mur. Moralement et financièrement.

Tout l’été

« Ça recommence pour un an et demi. Les accès ne sont plus là pour se rendre (au resto). Ce midi, j’ai fait sept dîners. C’est vraiment les travaux. De la façon que c’est fait, c’est impossible pour les commerçants de survivre. J’ai parlé aux autres et nous sommes tous à 50 ou 60 % de baisse. On ne peut pas durer longtemps. Il y a eu beaucoup de construction autour aussi au cours des dernières années et les pertes sont épouvantables », ajoute-t-il.

En juin, Mathieu Girard évalue ses ventes à environ 170 000 $. Le mois dernier, le commerce n’a pas atteint 100 000 $. N’étant pas propriétaire de l’immeuble, il a essayé de discuter de ses frais, mais en vain.

« C’est une décision d’affaires. J’ai un choix à faire. Je ferme parce que je ne pense pas pouvoir rattraper mes pertes dans les années futures. Au retour des vacances de la construction, la machinerie sera sur notre terrain et on arrache la moitié de la terrasse. Je suis le premier, mais je ne pense pas être le dernier à faire ça. »

Un impact majeur

Le restaurateur a pris le temps de souhaiter la meilleure des chances aux commerçants de la route de l’Église pour la période des travaux à venir. Il a également eu une pensée pour son fidèle personnel.

« Je n’oublierai jamais ce que vous avez fait pour moi. Venez prendre un dernier verre avec nous », a-t-il lancé.

Déjà au mois de juin, quelques commerçants avaient sonné l’alarme afin d’éviter le pire.

Récemment, les travaux sont faits sur les deux voies du côté est de la route de l’Église. Les camions circulent donc près des terrasses. La Ville de Québec avait alors soutenu qu’il n’y a pas de programme d’aide financière.