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David Saint-Jacques a été inspiré par Apollo 11

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Quelques semaines à peine après son retour sur Terre, l'astronaute québécois David Saint-Jacques a souligné samedi le 50e anniversaire du premier pas de l'homme sur la Lune au Centre des sciences de Montréal. 

«Ma mère était enceinte de moi à l’époque, mais Apollo 11 a quand même été un élément important dans la machine à rêve, surtout les images de la Terre photographiée depuis la Lune», a-t-il confié lors de la conférence qu'il a donnée devant une centaine de passionnés d'astronomie. 

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Un modèle pour les futurs astronautes 

C'était la première fois qu'il participait à un événement du genre depuis la fin de sa mission de 204 jours à bord de la Station spatiale internationale, le plus long séjour en orbite effectué par un Canadien. 

Le 24 juin dernier, l'atterrissage avait été pénible pour David Saint-Jacques, qui était très blême en sortant de la capsule Soyouz. 

Photo Agence QMI, Joël Lemay

«Les premiers jours ont été difficiles, mais ça va mieux», a-t-il assuré, pleinement disposé à répondre aux questions des enfants qui ambitionnent de suivre ses traces. 

Ce sont des jeunes de cette génération qui risquent de participer à la prochaine mission sur la Lune, prévue par la NASA en 2028. Pour y arriver, David Saint-Jacques leur a donné trois conseils. 

«Premièrement, il faut continuer d'aller à l'école. Deuxièmement, il faut se tenir en forme. Troisièmement, il faut avoir une personnalité d'astronaute: ça veut dire tenir ses promesses et assumer ses décisions», a résumé celui qui est diplômé en ingénierie et en médecine. 

Photo Agence QMI, Joël Lemay

La Lune ou Mars? 

Relancer l'exploration lunaire continue de faire débat aux États-Unis. Le vice-président, Mike Pence, aimerait devancer la prochaine mission à 2024, tandis que Donald Trump ne semble y voir aucun intérêt, privilégiant une présence humaine sur Mars. 

«La chose raisonnable à faire, c’est de retourner sur la Lune d’abord. Ce n’est pas si loin. On peut communiquer en temps réel. S’il y arrive quelque chose, on peut revenir facilement», a tranché pour sa part David Saint-Jacques. 

Il n'a pas toutefois voulu prédire qui des États-Unis ou de la Chine y arrivera en premier. 

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Si l’histoire de la conquête de la Lune a été marquée par les rivalités politiques entre grandes puissances, David Saint-Jacques insiste beaucoup plus sur la collaboration entre les pays au sein de la Station spatiale internationale. 

«Les quatre principaux contributeurs financiers sont les États-Unis, la Russie, le Japon et l’Allemagne. Quand on connaît l’histoire du XXe siècle, on sait que ces pays ont souvent été guerre. Ça démontre que quand on met nos différends de côté, on est capable de réaliser de grandes choses. C’est ce que je trouve de plus beau dans l’exploration spatiale», a laissé tomber le scientifique québécois qui a maintenant une pièce de collection de la Monnaie royale à son effigie. 

Photo Agence QMI, Joël Lemay