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Des Cowboys près du but

Louis-Philippe Ladouceur croit que la prochaine saison pourrait être la bonne

Louis-Philippe Ladouceur n’a toujours pas connu l’affront d’effectuer la moindre mauvaise remise après 14 saisons dans la NFL avec les Cowboys.
Photo d’archives Louis-Philippe Ladouceur n’a toujours pas connu l’affront d’effectuer la moindre mauvaise remise après 14 saisons dans la NFL avec les Cowboys.

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À sa 15e saison avec les Cowboys de Dallas, le spécialiste des longues remises Louis-Philippe Ladouceur rêve toujours à un premier Super Bowl. Loin de lui l’idée de brûler les étapes, mais le vétéran n’est pas dupe et sait que le temps commence drôlement à presser.

Ladouceur s’apprête à rejoindre ses coéquipiers pour un autre camp d’entraînement à Oxnard, en Californie. C’est sur un bel élan d’optimisme que risque de s’amorcer ce premier droit de la campagne.

Car l’automne dernier, les Cowboys en ont surpris plus d’un en remportant la division Est de la conférence nationale, en plus de signer une victoire en séries face aux Seahawks de Seattle.

Le cœur de l’alignement est formé de jeunes joueurs qui n’ont pas encore atteint leur apogée, du moins en théorie. Qu’il s’agisse du quart-arrière Dak Prescott, du porteur de ballon Ezekiel Elliott, du receveur Amari Cooper, des secondeurs Jaylon Smith et Leighton Vander Esch ou du demi de coin Byron Jones, aucun d’entre eux n’est âgé de plus de 27 ans.

« C’est certain qu’il y a toujours des changements et que chaque année, c’est une nouvelle équipe, mais nos gros joueurs reviennent et les pièces sont en place pour connaître du succès. Personne ne regarde l’an passé, on est tourné vers l’avant.

« Dans ce vestiaire, nos attentes collectives et individuelles sont toujours plus élevées que dans les médias. On va aller gagner un match à la fois pour aller chercher la division », a indiqué le Montréalais de 38 ans lors d’une conversation.

Gros contrats en vue

Si le temps presse, donc, c’est avant tout pour Ladouceur, qui n’a plus le luxe de patienter pour que tout ce beau monde soit à maturité dans quelques années.

Surtout que les Cowboys devront verser une pluie de dollars en richissimes contrats aux joueurs cités dans les mois et années à venir. Quand autant de contrats doivent être distribués, le risque plane toujours que les souhaits individuels prennent le dessus sur la volonté collective.

« Je ne pense pas que ce sera un problème chez nous, honnêtement », a cependant répondu Ladouceur. Le plafond va bientôt tomber à 200 millions et tu peux te permettre de donner de gros contrats avec un propriétaire comme Jerry (Jones), qui veut gagner maintenant. Il va faire en sorte que tout le monde soit content. Historiquement à Dallas, les joueurs sont bien traités... mais ça se règle souvent à la dernière minute ! » a-t-il ajouté en rigolant.

Division imprévisible

Pour parvenir à leurs fins, les Cowboys devront d’abord traverser la division Est, qu’aucune équipe n’a remportée deux années de suite depuis les Eagles, de 2001 à 2004.

« C’est comme ça depuis que je suis arrivé avec les Cowboys (2005). Tu veux toujours avoir la chance de commencer les séries à la maison. Quand décembre arrive, tu commences à imaginer où tu pourrais te rendre, mais avant ça, c’est trop tôt pour y penser. J’aime vivre dans le moment présent », a mentionné Ladouceur.

Âgé de 38 ans : Une année à la fois

Le poids des années ne fait pas en sorte que Louis-Philippe Ladouceur attaque la saison à venir comme s’il s’agissait de sa dernière.

« C’est cliché, mais c’est la réalité. Dans mon cas, j’y vais une année à la fois. Je ne suis pas plus fixé sur la suite des choses », a lancé le routier.

Chose certaine, à moins d’un changement drastique dans son rendement, ce n’est pas une baisse de productivité qui poussera Ladouceur à la retraite.

Depuis son arrivée en pleine saison au sein de l’équipe en 2005, il n’a toujours pas raté une remise. Pas le moindre faux pas sur 940 bottés de dégagement, 428 placements et 592 transformations, en incluant les séries !

Les 221 matchs qu’il revendique au compteur le positionnent au troisième rang dans l’histoire de la franchise, derrière Jason Witten (236), qui revient d’ailleurs au jeu, ainsi que Ed « Too Tall » Jones (224).

« À la position où je joue, c’est possible de faire ça longtemps. C’est juste la façon dont je me sens physiquement et mentalement qui va déterminer si je continue. En ce moment, je me sens mieux qu’à pareille date l’an passé », a-t-il expliqué.

Parmi les jeunots

Le fait de besogner au sein de la troisième plus jeune équipe du circuit (selon les données de 2018) contribue aussi à motiver Ladouceur.

« Être parmi les jeunes, ça me rend heureux. Il y a une belle complicité qui s’est installée avec eux même si je suis plus vieux. De toute façon, peu importe l’âge, on joue tous pour gagner. »