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Gogol Bordello explose le Festif!

Gogol Bordello explose le Festif!
Photo Jay Kearney

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Eux-autres, on peut dire qu’ils l’ont l’affaire. Et pas à peu près. Gogol Bordello a démontré, vendredi, toute sa puissance au Festif! de Baie-St-Paul.

Le directeur général et artistique Clément Turgeon rêvait, depuis plusieurs années, d’amener le collectif New-Yorkais dans Charlevoix. Et ça valait la peine.

En entrevue, quatre heures plus tôt, dans le hall de l’hôtel Le Germain, le chanteur et guitariste Eugene Hütz précisait que Gogol Bordello n’était pas un groupe comme les autres.

Et il a raison, le collectif « gypsy punk » mélange habilement le rock, l’alternatif, le ska, la polka, le punk, des éléments de hip-hop, du reggae et des sonorités de l’Europe de l’est. Un merveilleux mélange d’influences et une succulente poutine sonore.

Les sept musiciens sont dynamiques et il y a énormément d’énergie sur les planches. La cohésion est présente et ça rentre au poste. Une évidence dès les premières notes de Did it All de l’album Seekers and Finders et suivi dans le même esprit par Not a Crime.

Les 30 premières minutes ont été livrées avec la pédale au plancher. On prend une petite pause pour dire merci beaucoup en français et ça repart de plus belle. Un spectacle sans temps mort, sauf pour deux pièces un peu moins festives.

Attitude

Eugene Hütz, qui portait un chandail rose avec l’inscription Harlem, est toute une bête de scène. Investi, il arpente la scène, vide des bouteilles de vin et d’alcool dans les airs et fait quelques doigts d’honneur en référence à ce qu’il dénonce dans ses textes.

Le concert était présenté à guichet fermé, mais jamais, les spectateurs se sont sentis coincés sur le site. Le Festif!, visiblement, pense à ses festivaliers. L’atmosphère est cool, on n’a pas besoin d’écrans géants, on peut respirer, et la sécurité, présente, est loin d’être envahissante.

Les lignes de violon de Sergey Ryabtsev, un des préférés du public, donnent un petit plus. Le percussionniste, chanteur et guitariste Pedro Erazo est très dynamique. Tous les musiciens sont excellents.

Une des forces du collectif est cette espèce d’attitude punk sur les planches, surtout déployée par Hütz, qui brasse pas mal la patente.

La formation a balancé les Saboteur Blues, Immigrant Punk, Alcohol, Passport, Last One Goes the Hope, My Companjera, Trans-Continental Hustle, Wonderlust King, Illumination, Sally et autres. Une foutue de belle soirée qui semble avoir été le véritable coup de départ du Festif