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Inactivité sexuelle: ne paniquez pas!

Sadness of a woman in the dark
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À force d’entendre toutes sortes de choses en matière de sexualité, plusieurs ressentent une vraie panique à l’idée de ne pas avoir une vie sexuelle mouvementée. Il serait « normal » de faire l’amour deux fois ou plus par semaine... mais de quels facteurs tenons-nous compte en plaçant ces statistiques à la base de notre référence en matière de conduite sous la couette ? Peut-être pas nécessairement ceux qui correspondent à la réalité de tous les couples. Alors si vous le voulez bien, faisons un petit survol de ce qui est « normal » et ce qui peut devenir problématique.

Inactivité = syndrome ?

L’inactivité sexuelle peut effectivement être synonyme de difficultés relationnelles ou ­personnelles. Des problèmes de santé, des troubles liés au ­travail ou encore des stress ­importants peuvent altérer le désir de ­rapprochements intimes. Mais est-ce que des troubles sont nécessairement à l’origine de l’inactivité sexuelle ?

Voici ce que Josianne, une ­lectrice célibataire de 31 ans dit : « J’ai définitivement la plus belle vie qui soit ! Je n’ai aucune attache émotive ou affective et j’ai le loisir de décider du nombre d’heures que je passe au travail. La ­liberté, quoi ! Je m’amuse avec les hommes qui me plaisent et surtout quand ça me plaît ! Dire que les célibataires sont “condamnés” à devoir ne pas avoir de vie sexuelle active, c’est une aberration ! Parce que quand on veut du sexe, on l’obtient ! Mais moi, depuis deux ans, j’ai choisi de bien assumer mes périodes d’inactivité sexuelle. Je demeure inactive pour refaire le plein ou simplement parce que je ne trouve personne d’intéressant. Il est très important pour moi de ne pas voir mon inactivité sexuelle comme un syndrome de mal-être. Je décide, je choisis, et pour moi, c’est ça qui est vraiment important. Je suis convaincue de ce mode de vie, et je vais tenter de le perpétuer dans une relation éventuelle avec un homme. Je veux que nous ayons la possibilité de décider si notre vie sexuelle colle à notre mode de vie. Et l’homme qui n’aura pas la même philosophie n’aura pas le droit de laisser sa brosse à dents chez moi ! »

À surveiller

Donc, même si ­l’inactivité sexuelle n’est pas la représentation d’un syndrome, il est important de bien en connaître le fondement. Mais à partir de quel moment l’inactivité devient-elle problématique ?

Afin de savoir si votre inactivité sexuelle provient d’un mal-être ou d’une question de circonstances, voici quelques points de repère. Si une difficulté vous habite et qu’elle est présente depuis plus de six mois, gardez vos ­indicateurs éveillés, car il y a risque de ­complications si le problème n’est pas pris en charge.

  • la routine (entraînée par une dégradation de la relation de couple)
  • la maternité (les impacts sur les amants qui composent ce couple)
  • les troubles ou les ­modifications de l’état santé : maladie, aléas de la ménopause, dépression, diabète, troubles de la thyroïde, MST, etc.
  • les coups durs et les stress importants
  • traitements hormonaux inappropriés ou non, ou médicaments
  • questionnements sur son ­l’orientation sexuelle, son ­identité, son genre
  • troubles relationnels ou de couple
  • difficultés financières
  • toute autre perturbation de la vie (ponctuelle, inattendue...)

Tous ces facteurs peuvent influer sur le rythme et la ­fréquence de l’intérêt pour la sexualité. Toutefois, chaque problématique qui n’est pas envisagée adéquatement ­pourra soit s’aggraver, soit se greffer à une autre difficulté.

Bref, il n’y a rien d’inhabituel à vivre des périodes d’inactivité sexuelle. Si certains disent qu’il ne faut pas laisser filer le temps sans se questionner, d’autres vous diront qu’il ne faut pas non plus dramatiser. Si vous jugez que vos motivations sont réelles et légitimes, il ne sera peut-être pas nécessaire d’enclencher le bouton panique. Car être ­inactif sexuellement quelques jours, semaines, quelques mois ou même quelques années, peut dépendre de bien des facteurs !