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Grand Marché: les commerçants et les clients aux anges

Plusieurs marchands affirment faire de bonnes affaires

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 Un mois après l’ouverture du Grand Marché, commerçants et clients sont aux anges, et certains marchands ont même accru de façon importante leur chiffre d’affaires par rapport à l’ancien Marché du Vieux-Port.  

  

 « Nous, c’est au-delà de nos espérances », commente Nancy Otis, gérante de la poissonnerie Les Délices de la mer. « Par rapport au Marché du Vieux-Port, ce n’est pas comparable. On a beaucoup augmenté notre chiffre d’affaires. »   

  

 Dès le départ, la réponse de la clientèle a été tellement fulgurante, que plusieurs producteurs et commerçants ont eu à « gérer le succès ». « Nous autres, on appelle ça un joyeux problème », rigole la gérante de Miel des Ruisseaux, Jany Lachance.   

  

 « Au début, quand on a vu ça démarrer, on a eu un peu peur ! On s’est demandé si on allait être capables de fournir. Et on a réorganisé nos affaires et repris la cadence », se félicite-t-elle.   

  

 Même son de cloche du côté d’Accommodation Chalou. « Comme c’est arrivé à la Boîte à Pain, on a dû faire venir du stock de nos autres succursales pour répondre à la demande », relate Émilie Allison.   

  

 Hier, lors du passage du Journal, l’ambiance était aux vacances, et l’achalandage soutenu. Les clients interrogés se réjouissaient de la luminosité, de l’offre de produits et de l’espace aéré.   

  

 Inquiétudes atténuées  

  

 Quant aux inquiétudes de départ sur la perte potentielle des touristes, qui étaient une clientèle constante au Vieux-Port, elles ont été atténuées. Ceux-ci viennent régulièrement, constatent les marchands. Mme Allison estime qu’un visiteur sur 10 est un touriste. La navette organisée par la Ville aide à les emmener vers le Marché, dit-elle. « Quand la navette arrive, on a une vague de clients. »   

  

 Les critiques ont été minimes, selon les commerçants interrogés par Le Journal. On a défini des difficultés autour de l’accès au stationnement, mais celles-ci ont été amoindries. Certains inconditionnels du Marché du Vieux-Port ont bougonné un peu, mais ont fini par admettre que le nouveau lieu était agréable, raconte une marchande.   

  

 « Bonne décision »  

  

 Claude Bilodeau, des Vergers Bilodeau, estime que son achalandage a augmenté comparativement à son ancien emplacement. Il estime que tous les irritants du Marché du Vieux-Port ont été corrigés à ExpoCité. L’accessibilité, l’abondance de stationnements, la superficie plus grande, énumère-t-il. « Pour notre entreprise, ç’a été une très bonne décision. Il fallait faire quelque chose. Au Vieux-Port, on avait des pertes d’année en année. »   

  

 Florent Lautier de la boucherie Florent & Fils croit que les clients vont prendre l’habitude de revenir. Déjà, plusieurs marchands disent qu’ils revoient leur clientèle fidèle et en gagnent une nouvelle.   

  

 Charles-Antoine Guillemette, de Chocolat Harmonie, se réjouit que plusieurs commerçants aient profité de l’occasion pour rajeunir leur image de marque. « C’est Limoilou style. Plus épuré. »   

  

 Des ajustements nécessaires pour le stationnement   

  

  

 Le stationnement a occasionné quelques maux de tête dans les premiers jours d’ouverture du Grand Marché et a forcé la Ville à faire quelques ajustements.   

  

 Des clients et commerçants ont rapporté de longues files d’attente pour accéder au stationnement ou le quitter. Or, des changements ont été nécessaires pour répondre aux irritants.   

  

 Lors du passage du Journal, hier, la barrière était levée et les voitures circulaient librement pour entrer et sortir. L’affiche annonçait que lorsqu’elles sont en fonction, un maximum de deux heures est permis. Après cette période, un tarif unique de 10 $ s’applique. Au moment de l’ouverture, il se chiffrait à 15 $.   

  

 Gratuité et tarif modulable  

  

 Le porte-parole de la Ville David O’Brien explique que le tarif est modulé en fonction des événements qui se déroulent sur le site d’ExpoCité. Dans le cas des spectacles au Centre Vidéotron, le tarif sera de 15 $, et autrement, il sera de 10 $.   

  

 À la microbrasserie SNO, l’un des propriétaires, Alex Caron, se réjouit que la Ville et ExpoCité aient eu une oreille attentive pour discuter de la question du stationnement. Il arrive que les clients de la microbrasserie, qui s’attablent pendant un moment, souhaitent passer plus de deux heures. Dans ces cas, le restaurateur peut offrir un billet de gratuité à présenter à la guérite lors de la sortie.   

  

 « Ils ont fait un effort là-dessus. Ils ont cherché des solutions. Ils ont une approche qui est intéressante pour nous aider. »   

  

 Plaintes  

  

 La Ville a reçu deux plaintes concernant le stationnement lors de la fin de semaine de la fête de la Confédération, qui a été très achalandée, indique M. O’Brien.   

  

 « Afin de corriger la situation, dès les jours suivants, la Ville et ses partenaires internes se sont rencontrés et nous avons apporté des ajustements. » On a ajouté du marquage au sol, amélioré la signalisation et modifié la durée des feux de circulation à l’intersection du boulevard Hamel et de la rue Jalobert. Trois employés sont postés toutes les fins de semaine pour aider à la circulation.   

  

 La Ville dit n’avoir reçu aucune autre plainte depuis. Quant aux guérites, elles sont ouvertes en tout temps, sauf lorsqu’un événement se tient sur le site d’ExpoCité. « Les barrières sont activées afin de contrôler l’accès, et de nombreux essais préalables ont été faits afin de s’assurer du fonctionnement optimal du système », indique David O’Brien.    

 Ce qu'ils ont dit  

  

 « C’est très beau et surprenant. L’ambiance est intéressante et l’endroit est très soigné. » — Florence Chen, touriste de Macao  

  

 « J’étais une habituée du Marché du Vieux-Port. Ici, il y a plus d’espace, c’est plus convivial. Mais je trouve qu’il y a moins de choix. » — Elsa Gilbert, de Saint-Augustin  

  

 « Le monde est plus de bonne humeur ici. C’est beau, clair, aéré et propre. Je suis très content. » — Raymond Bouchard, de Charlesbourg