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Parier sur soi-même!

L’attaquant des Maple Leafs, Mitch Marner, est toujours à la recherche d’un nouveau contrat avec son équipe.
Photo d'archives, AFP L’attaquant des Maple Leafs, Mitch Marner, est toujours à la recherche d’un nouveau contrat avec son équipe.

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La nouvelle tendance est de parier sur soi-même.

William Nylander a gagné son point, l’an dernier, en tenant tête aux Maple Leafs de Toronto.

Maintenant, on risque d’assister à un début de saison avec quelques jeunes joueurs sur la touche en attendant qu’on délie les cordons de la bourse. Parce que ceux qui possèdent le statut de joueur autonome avec restriction ont l’intention d’obtenir des conditions reflétant ce qu’ils représentent pour leur équipe.

Croyez-vous que Charlie McAvoy ne connaît pas sa valeur relativement à l’impact qu’il exerce au sein des Bruins de Boston ? Mitch Marner ne voit pas pourquoi il n’obtiendrait pas les mêmes conditions que John Tavares et Auston Matthews. Bon, reconnaissons que Tavares possède plus d’années de service, mais, dans les faits, Marner n’a-t-il pas été un joueur dominant chez les Leafs ? Peut-être le plus dominant du groupe ?

Mikko Rantanen aurait connu une saison de 100 points, n’eût été une blessure en fin de calendrier. A-t-il droit aux comparaisons avec les meilleurs joueurs du circuit ? Évidemment.

Quelles sont les chances du Lightning de Tampa Bay d’oublier les terribles moments du printemps dernier et d’espérer effacer le passé sans Brayden Point ?

Les Blue Jackets de Columbus vont-ils reconnaître que Zachary Werensky, aux côtés de Seth Jones, est un incontournable ?

Ils sont tous des joueurs autonomes avec restriction.

Sans contrat

Pourtant, ils n’ont toujours pas signé une nouvelle entente et on se demande justement s’ils ne sont pas lésés par un système qui, aux dires de plusieurs agents, ne fonctionne pas.

Peut-être ont-ils raison ?

Sauf que les joueurs autonomes avec restriction, ceux qui exercent un impact majeur sur les résultats de leur équipe, ont tout de même un pouvoir de négociation. Surtout dans une ligue où la parité exerce une pression énorme sur les décideurs.

Vous vous imaginez les Bruins sans McAvoy pour le début du calendrier ? Vous pensez un instant au Lightning, malgré les nombreux joueurs talentueux, sans Point ? Le Colorado peut-il espérer connaître un départ canon sans Rantanen ? On l’ignore, mais on ne parierait pas sur ses chances de devancer les équipes de la division centrale.

Les Jets de Winnipeg ont deux joueurs qui appartiennent au Top six des attaquants : Patrik Laine et Kyle Connor. Les Jets ont subi des pertes importantes cet été tout en étant écartés des séries éliminatoires dès le premier tour. Peuvent-ils amorcer la saison avec deux joueurs de cette qualité sur la touche ?

Les jeunes joueurs n’ont aucun complexe. Après trois saisons dans la Ligue nationale, ils ont fourni à leurs employeurs tous les arguments pour miser sur leur talent.

« Ils n’ont pas autant de latitude que les joueurs autonomes sans restriction, me confiait un agent la semaine dernière. Par contre, ils sont déterminés à aller jusqu’au bout dans leurs revendications. »

Pourquoi les Maple Leafs ont-ils comblé les exigences de Matthews et pourquoi ont-ils autant de difficultés à s’entendre avec Marner ? C’est un peu pour cette raison que le jeune joueur des Leafs, tout en s’assurant qu’il ne soulèvera pas la controverse, tient des propos qui laissent voir une certaine déception.

Il confirme

Il confirmait cette semaine qu’il ne se présentera pas au camp d’entraînement si les deux clans n’ont pas trouvé un terrain d’entente. « Ce serait un risque, alors, non, je n’y serai pas, mais j’ai espoir qu’on en arrivera à un accord avant le début de la saison. »

Matthew Tkachuk est également un joueur qui attire l’attention. Les Flames soutiennent que les négociations se déroulent bien, mais, pour l’instant, c’est l’inconnu.

Mi-juillet, il est encore tôt pour sauter aux conclusions à savoir s’il y aura des grévistes, cependant, si le système, à la base, favorise les propriétaires, les agents et surtout leurs clients ont compris les patineurs d’exception, malgré les contraintes attachées au statut du joueur autonome avec restriction, peuvent être contournées.

Un joueur d’exception doit être de la formation partante au début d’octobre.

Surtout dans une ligue où la compétition n’a jamais été aussi féroce.

Peut-on courir le risque de laisser poireauter un joueur d’impact ?

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