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[VIDÉO] La rue Père-Marquette, un monde de souvenirs pour Robert Lepage

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Peu de secteurs de la ville de Québec se veulent aussi riches en histoires et souvenirs pour Robert Lepage que le quartier Montcalm, et plus particulièrement l’une de ses artères centrales, la rue Père-Marquette.

«C’est non seulement l’une des plus belles rues de Québec, mais c’est également probablement le secret le mieux gardé de la ville», marque d’emblée l’homme de théâtre, rencontré dans le cadre de notre série de vidéos «La rue préférée de...».  

Né à l’Hôpital Notre-Dame de l'Espérance, qui trônait jadis entre le chemin Sainte-Foy et la rue Père-Marquette, l’artiste grandit en plein cœur de Montcalm, notamment sur les avenues Murray et Brown.  

Toutefois, la rue Père-Marquette s’avère centrale dans la vie sociale, étudiante et familiale du jeune Robert Lepage.  

Enfant, il fréquente l’école Saints-Martyrs-Canadiens, située sur cette rue, comme de nombreux «francophones catholiques», alors que les jeunes anglophones protestants étudiaient juste en face au Quebec High School... à une époque où les gens de différentes religions ne se parlaient pas nécessairement, se remémore le dramaturge.  

Un peu plus à l’est sur Père-Marquette, on retrouve d’ailleurs une église portant le même nom, où la famille Lepage assistait jadis à de fameuses messes à gogo, des célébrations visant les jeunes, qui mêlaient musique festive et religion.  

C’est aussi en périphérie de la rue Père-Marquette, dans une ruelle derrière la demeure familiale sur Brown, que Robert Lepage, alors adolescent, s’élançait comme... joueur de baseball!  

«C’était le début des Expos dans les années 60. Alors, tout d’un coup, tout le monde s’est mis à jouer au baseball», raconte-t-il en fixant l’ancien terrain de balle improvisé, enseveli sous les souvenirs.  

Des souvenirs qui sont d’ailleurs nombreux sur cette rue qui a bercé sa jeunesse.  

«J’ai toujours un grand plaisir à revisiter [la rue Père-Marquette]. J’associe beaucoup la mémoire à des lieux. Parfois, on pense qu’on a oublié notre passé, et pas juste notre passé, le passé de notre peuple, le passé de notre histoire. Des fois, il faut se promener dans les rues où on a été élevé», conclut-il.