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Oka: les deux parties restent sur leurs positions

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Le statu quo persiste à Oka. Malgré les tentatives de rapprochement de la part d’Ottawa, le maire d’Oka et le chef de Kanesatake restent campés sur leurs positions. 

Le maire d'Oka refuse de s'excuser et sans excuses, pas question de rencontre au sommet pour le grand chef de Kanesatake. 

«S'il veut parler des revendications territoriales, c'est entre moi et le fédéral, ajoute le grand chef Serge Simon du conseil de bande de Kanesatake. Je n’ai pas d'affaire à m'asseoir avec la municipalité là-dessus à ce point-ci.» 

Face à cette impasse, les gouvernements demandent encore un dialogue. 

«La meilleure façon de régler les griefs historiques est à travers le dialogue et la négociation, indique la ministre fédérale des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett. Nous travaillons en partenariat avec le conseil mohawk de Kanesatake pour trouver des solutions partagées et équilibrées afin de régler leurs revendications.» 

«Un grand pas a été franchi mercredi alors que le maire d’Oka et le grand chef de Kanesatake ont tenu des séances d’information qui ont démontré que tous souhaitent informés de façon adéquate», ajoute Sylvie D’Amours, ministre québécoise responsable des Affaires autochtones. 

Dimanche après-midi, au parc Philippe-Lavallée d’Oka, un rassemblement pacifique avait été annoncé. L’objectif était de réclamer au maire Pascal Quevillon des excuses pour favoriser l'harmonie. Or, environ six personnes se sont présentées et les gens sur place ont préféré ne pas répondre aux questions des médias. 

Plus tôt cette semaine, le maire d’Oka, Pascal Quevillon, a exprimé son opposition à la cession de terrains non développés appartenant à un homme de la municipalité aux Mohawks, craignant que sa ville devienne entourée de «cabanes à cigarettes et des cabanes à pot». Ces propos avaient été qualifiés des racistes par Serge Simon et avaient été dénoncés par le gouvernement du Québec.