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Philippe B. au lever du jour: soixante minutes de bonheur dans un champ lors du Festif! de Baie-St-Paul

Philippe B. au lever du jour: soixante minutes de bonheur dans un champ lors du Festif! de Baie-St-Paul
Photo Francis Gagnon

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Philippe B. ne devait pas donner de spectacles cet été. Le jeune papa, auteur, compositeur et interprète, a fait une exception lorsque le Festif! lui a offert une opportunité de chanter, au lever du jour, dans un champ.

«C’était une petite bulle. Un moment unique. Je savais que c’était pour être spécial et magique. C’est un beau cadeau du Festif!», a-t-il lancé, quelques minutes après sa prestation, lorsque tout le monde est retourné se coucher. Dans le calme.

Sous un ciel gris, accompagné par quelques minuscules gouttes de pluie, Philippe B. a offert un moment de calme et de béatitude sur une petite scène aménagée derrière l’Hôtel & Spa Le Germain Charlevoix.

Un moment, disons, qui contrastait avec les prestations et la frénésie qui était en place après la prestation des Trois Accords, Grimskunk, Dumas, Lydia Képinky et d’une folle parade, en début de nuit, dans les rues de la petite municipalité charlevoisienne.

«J’ai adapté ma prestation en fonction des gens qui ne se sont pas couchés et pour ceux qui viennent de se lever», a-t-il fait savoir, avant d’entamer la berceuse Rose de cactus.

Philippe B. au lever du jour: soixante minutes de bonheur dans un champ lors du Festif! de Baie-St-Paul
Photo Francis Gagnon

Comme l’an dernier, avec Stéphane Lafleur, de la formation Avec pas de casque, Philippe B. a créé une ambiance unique avec ce concert à 4h45.

Un coq qui grimpe sur le poulailler voisin, surpris de voir tous ces gens réveillés près de lui, un autre qui jacasse, des canards qui étirent leurs ailes, des gens qui sommeillent, des couples enlacés et une jeune femme, portant un costume de vache, qui est venue souffler des bulles de savon à deux pas de l’artiste.

En congé de paternité, l’auteur, compositeur et interprète a fait référence à sa petite fille de cinq mois et demi qui dormait dans une chambre pas très loin.

«C’est Pauline à la ferme», a-t-il dit.

Intimidant

Philippe B. a interprété les Autoportraits, La saison de tous les dangers, Archipels, La passion de St-Joseph, Interurbain, Canyon, California Girl, avec un bon groove de guitare et autres pièces de son répertoire.

«Ce sont des chansons qui ne sont pas très agressives, vous pouvez dormir», a-t-il lancé aux noctambules.

Durant sa reprise de Y va toujours y avoir un feu de forêt de Richard Desjardins, une petite brise se pointe sur le site, au moment où il chante «Toujours y avoir du vent su’l Saint-Laurent».

Avant Les enchaînés, il doit accorder une de ses deux guitares.

«Elles ont eu chaud. Imaginez ce que vous avez vécu aujourd’hui, main enfermé dans une voiture», a-t-il fait savoir, au terme d’une journée caniculaire.

Durant Cheveux courts, cheveux longs, une chanson d’amour, il précise qu’il n’a pas du tout la fibre Ciconne et qu’il a mis du temps, par pudeur, avant d’écrire ce genre de chansons.

Au terme de sa prestation, Philippe B. ne s’attendait pas à avoir à faire un rappel.

«Je vais vous chanter une chanson déprimante, triste et lourde. Faites ce que vous voulez avec ça? J’ai joué trop longtemps avec mon ami Pierre Lapointe», a-t-il ajouté, soulevant quelques rires, avant d’entreprendre la chanson L’été.

L’auteur, compositeur et interprète, qui s’attend à faire un retour au printemps 2021, ne s’attendait pas à voir autant de monde, devant lui, à cette heure.

«C’est fantastique et aussi un peu intimidant, en même temps, de voir le visage des gens, dans la clarté. Ça fittait bien, j’imagine, dans la vie des gens de venir là-dedans», a-t-il laissé tomber, lors d’un entretien.

Ça ne faisait pas que «fitter» dans l’horaire, Philippe? Ces moments de béatitude font maintenant partie, depuis l’an dernier, des incontournables et de la beauté du Festif!.