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Roman d’apprentissage assez réussi

<b><i>Le pont d’argile</i></b><br>
Markus Zusak, aux Éditions Calmann-Lévy, 576 pages
Photo courtoisie Le pont d’argile
Markus Zusak, aux Éditions Calmann-Lévy, 576 pages

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Douze ans après la parution du best-seller La voleuse de livres, l’écrivain australien Markus Zusak nous revient enfin avec un nouveau roman.

Depuis que leur mère est morte et que leur père a eu la drôle d’idée de les abandonner, Matthew, Rory, Henry, Clayton et Thomas vivent relativement heureux dans un pavillon de banlieue situé au 18, Archer Street. Même s’ils sont toujours prêts à se bagarrer entre eux ou qu’un rien les pousse à se lancer les pires insultes à la figure, les cinq frères Dunbar sont en effet très proches les uns des autres.

Mais un jour, celui qu’ils ont pris l’habitude de surnommer « l’Assassin » va revenir au bercail. Non pas dans l’intention d’y rester, mais pour savoir si l’un d’eux accepterait de le suivre loin de la ville afin de l’aider à construire un pont.

Le passé recomposé

Bien des années plus tard, c’est Matthew, l’aîné de la fratrie, qui sera chargé de raconter l’étonnante histoire des Dunbar.

Il le fera à l’aide de la vieille machine à écrire qu’il a déterrée dans le jardin d’un couple d’étrangers et, au fil des mots, on apprendra toutes sortes de choses sur cette famille atypique : comment leur mère pianiste a pu fuir la Pologne, de quelle façon elle a rencontré leur père, pour quelle raison tous les animaux que Thomas ramène à la maison sont nommés d’après l’œuvre d’Homère ou pourquoi Clayton, alors âgé de 16 ans, a tenu à laisser tomber le lycée pour aller construire le pont de son père.

Ce roman d’apprentissage est peut-être un peu dur à suivre au début, mais, au final, l’effort en vaut largement la peine.

Frissons garantis

3 minutes

<b><i>3 minutes</i></b><br>
Roslund et Hellström, aux Éditions Mazarine, 
560 pages
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3 minutes
Roslund et Hellström, aux Éditions Mazarine, 560 pages

Tous ceux qui ont dévoré 3 secondes attendaient sûrement avec impatience la sortie de ce deuxième opus qui, cette fois encore, met en scène le spécialiste de l’infiltration suédois Piet Hoffmann. Après avoir survécu de justesse à toutes les péripéties du premier tome, il se cache maintenant en Colombie où, à la demande de la DEA américaine, il a réussi à devenir le bras droit de Johnny Sanchez. Un incroyable exploit, ce trafiquant de cocaïne aux penchants sadiques n’accordant habituellement sa confiance à personne.

Tout aurait donc très bien pu se passer pour Piet si la mafia colombienne n’avait pas décidé de kidnapper le président de la Chambre des représentants...

Catastrophe !

Lorsqu’on s’en prend à l’Américain le plus puissant des États-Unis après le président et le vice-président, il faut évidemment s’attendre à ce que certaines mesures de représailles soient prises : en ni une ni deux, la CIA et le FBI produiront ainsi la liste des terroristes colombiens à abattre et, devinez quoi, El Sueco (alias Piet Hoffmann) sera du nombre. Autre mauvaise nouvelle ? La DEA coupera aussitôt complètement les ponts avec lui.

Un récit haletant dans lequel Piet Hoffmann devra à nouveau constamment se surpasser pour rester en vie.

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