/sports/football
Navigation

Ryan Hunter en confiance

Le joueur de ligne offensive franco-ontarien entend faire sa place avec les Chiefs

Ryan Hunter
PHOTO d’Archives Ryan Hunter a hâte d’en découdre à l’entraînement pour démontrer à l’état-major des Chiefs qu’il a sa place dans l’alignement régulier.

Coup d'oeil sur cet article

Sa dernière saison au sein de l’équipe de réserve des Chiefs de Kansas City a creusé l’appétit de Ryan Hunter. Cette mise en bouche profitable pour le joueur de ligne offensive franco-ontarien lui donne envie de passer à table pour le plat de résistance, soit une place sur l’alignement régulier de l’équipe cet automne.

Les années se suivent et ne se ressemblent pas forcément dans la NFL. Il y a un an, Hunter s’amenait à Kansas City à titre d’agent libre recrue ignoré au repêchage. S’il a suffisamment impressionné l’organisation pour qu’elle lui fasse une place au sein de l’équipe de réserve, il se pointe cette fois au camp d’entraînement dans un tout autre état d’esprit.

« Cette année, c’est seulement le football dans ma tête. J’ai maintenant un appartement sur place, de l’argent pour vivre, je connais mes coéquipiers et j’ai une année d’expérience. Dans cette ligue, peu de joueurs en parlent, mais c’est important d’être confortable.

« L’an passé, j’étais nerveux tous les jours et ça te bouffe ton énergie. Le fait d’avoir eu toute la saison morte pour me préparer en sachant à quoi m’attendre, c’est le jour et la nuit », a confié celui dont la mère est originaire du Témiscamingue et qui s’assure que fiston ne perde rien de son français.

Joueur polyvalent

L’an dernier, Hunter a pris des répétitions autant à la position de bloqueur que de garde et de centre. Cette année lors des entraînements printaniers, il a évolué principalement comme garde, mais aussi comme centre.

« J’adore ça! Le fait de travailler à toutes ces positions me donne une bonne perspective de l’ensemble de l’attaque. Quand tu as l’opportunité de jouer à plusieurs positions, tu peux bien faire partout en cas de besoin. Toutes les équipes recherchent des joueurs comme ça », a-t-il noté.

Cette polyvalence pourrait s’avérer un atout intéressant dans le jeu de Hunter, puisque les Chiefs n’ont pas hésité à brasser les cartes en vue d’améliorer la profondeur sur la ligne offensive. Pas moins de cinq nouveaux venus sont à bord pour le camp, question de colmater au mieux les brèches laissées par quelques départs.

« Ce sera une belle compétition. C’est une situation que l’équipe aime créer pour que personne ne se sente trop relaxe. Pour l’équipe, tout ce qui compte, c’est d’avoir les 53 meilleurs joueurs possible dans l’alignement régulier. C’est à moi d’impressionner les entraîneurs », estime-t-il.

Version améliorée

Sans tenir sa place pour acquis, Ryan Hunter est d’avis que le joueur qui se présentera au camp des Chiefs vendredi prochain n’aura rien à voir avec celui qui a fait ses premiers pas avec l’équipe à sa sortie de l’Université Bowling Green.

« Pendant une saison complète, à tous les entraînements, j’ai dû bloquer des gars comme Justin Houston et Dee Ford. Ça te fait devenir un bien meilleur joueur. Je connais maintenant les jeux au lieu d’y réfléchir dans le caucus, donc j’ai pu cibler spécifiquement des aspects à améliorer. Mes chances de percer l’alignement sont bonnes », croit le gaillard de 6 pi 5 po et 320 lb.

Les arts martiaux mixtes en renfort

Le joueur des Chiefs est un adepte des combats ultimes.
photo tirée de Twitter
Le joueur des Chiefs est un adepte des combats ultimes.

Tous les moyens sont bons pour qu’un joueur de football s’améliore et s’assure un poste dans une équipe. Pour Ryan Hunter, ce sont les arts martiaux mixtes qui s’ajoutent à son arsenal.

Dans son cheminement vers la NFL, Hunter a toujours été un grand fanatique des combats de l’UFC. Au-delà de l’admiration qu’il voue aux mercenaires de l’octogone, le joueur de ligne offensive canadien a souvent envié leur forme physique exemplaire.

Si bien que durant la saison morte à Kansas City, où il réside maintenant à l’année, Hunter a tenté cette approche d’entraînement pour laquelle il a vite eu le coup de foudre.

« J’ai pratiqué notamment la boxe et le jiu-jitsu et je peux dire aujourd’hui que c’est l’entraînement le plus difficile que j’ai fait de toute ma vie », a rigolé le sympathique colosse.

« Je me suis retrouvé face à des gars bien plus petits que moi, à 190 livres, qui me maîtrisaient parce qu’ils ont développé des techniques de combat parfaites et une grande forme physique. J’ai commencé par trois séances et quand l’entraîneur m’a dit que j’avais ce qu’il fallait pour continuer, je me suis dit que ça pourrait m’aider », a-t-il raconté.

De la cage au terrain

Plusieurs joueurs de la NFL optent pour ce type d’entraînement durant la saison morte, une tendance que Hunter n’a pas hésité à suivre.

Selon lui, il n’y a rien de tel pour pratiquer son effet de levier et le positionnement de ses mains et bras.

« C’est sans parler de mon cardio qui est beaucoup mieux », a-t-il précisé. Ça va me permettre d’améliorer mes batailles contre les joueurs de ligne défensive qui emploient toutes sortes de techniques. Je vais arriver au camp dans une grande forme. Je tenais à faire tout ce qui pouvait m’aider à me tailler un poste. »