/sports/golf
Navigation

Un voyage inoubliable

Debbie Savoy Morel et Diane Dunlop-Hébert à l’Omnium britannique

Diane Dunlop-Hébert et Debbie Savoy-Morel
Photo courtoisie Diane Dunlop-Hébert et Debbie Savoy Morel ont eu la chance de fouler les allées du Dunluce Links, site de l’Omnium britannique.

Coup d'oeil sur cet article

PORTRUSH, Irlande du Nord | Debbie Savoy Morel et Diane Dunlop-Hébert avaient des étoiles dans les yeux, dimanche après-midi, au village des spectateurs de l’Omnium britannique.

Les Québécoises mettaient un terme à une semaine magique en Irlande du Nord. Elles ont joué dans des clubs de golf magnifiques, dont le prestigieux Royal County Down de Newcastle, visité Belfast en plus de sillonner le Dunluce Links lors des trois dernières rondes de l’Open.

« C’était un voyage de rêve, a lâché Savoy Morel, professionnelle du club de golf Le Mirage, qui a partagé des idées avec des gens influents dans l’industrie du golf britannique en compagnie de son acolyte de voyage.

Elle a beaucoup appris

« C’est une expérience très enrichissante et fascinante, a poursuivi celle qui a assisté à un premier tournoi du Grand Chelem à vie. Je reviendrai au Québec avec de nouvelles idées et de nouvelles techniques, avec de l’énergie et de la motivation. »

En plus de ses rencontres avec les membres du Royal and Ancient (R&A), elle a observé attentivement les méthodes d’entraînement des meilleurs pros au monde.

« J’ai passé plus de deux heures dans les gradins du champ de pratique samedi, a-t-elle indiqué avec fierté en balayant les photos et les vidéos sur son téléphone cellulaire. J’ai aperçu tous les gadgets et les outils utilisés, ce qui sera intéressant pour l’enseignement. Les pros le font le matin d’un tournoi majeur, les amateurs sont certainement capables de les utiliser avant une ronde régulière. Mon côté d’enseignante a vraiment pris le dessus en voyant tout ça. J’ai aussi vu toute l’ampleur organisationnelle. C’est incroyable. »

Tôt samedi matin, les deux femmes ont marché les 18 trous du Dunluce Links comme si elles étaient seules au monde, estomaquées par les points de vue en bordure d’océan. Elles ont pleinement profité de cette opportunité unique.

Vers St. Andrews

Bien que leur présence sur le parcours tirât à sa fin lorsque le meneur Shane Lowry prenait le départ sur le coup de 13 h 47, heure locale, cela ne sonnait pas la conclusion du voyage pour l’une d’elles.

Debbie Savoy Morel devait sauter dans un avion vers l’Écosse où elle jouera à St. Andrews pour la première fois depuis 1975, à l’époque où elle avait participé aux Jeux du Commonwealth.

« J’y retourne pour vivre ça. Et le plus beau, c’est que mon mari Denis (Morel) vient me rejoindre pour ce moment », a-t-elle raconté, émotive, les yeux dans l’eau.

À ses côtés, Diane Dunlop-Hébert comprenait ce sentiment. Grandement impliquée dans le golf québécois et canadien, la dame qui a occupé les postes de présidente de Golf Québec et Golf Canada est la seule Québécoise membre régulière de St. Andrews.

Elle en est également la seule Canadienne alors qu’elle figurait dans les deux premières vagues d’adhésion féminine du R&A en 2015.

Celle qui préside le club de golf Mount Bruno, sur la Rive-Sud, arborait avec fierté l’épingle dorée à son collet. Le genre de médaille attirant l’attention en territoire britannique.

La tête remplie de souvenirs, les deux grandes dames n’oublieront certainement pas cette expérience à Royal Portrush.