/finance/business
Navigation

C’est la guerre chez Aimia

Coup d'oeil sur cet article

La hache de guerre a été déterrée chez Aimia puisque l’entreprise montréalaise de fidélisation poursuit son principal actionnaire, le fonds de couverture new-yorkais Mittleman Brothers  

Aimia affirme que Mittleman Brothers manigance pour prendre le contrôle de la compagnie, afin de la fusionner pour ainsi s’emparer des liquidités et les utiliser pour faire d’autres acquisitions.  

«Il est tout à fait regrettable que le conseil ait été obligé de prendre une telle mesure contre Mittleman, malgré le fait que nous ayons fait preuve de bonne foi en nommant deux de ses administrateurs l'an dernier et en concluant avec lui une convention de moratoire, mais nous devons mettre un frein, dans l'intérêt de la société et de tous les actionnaires, aux violations flagrantes de la convention de la part de Mittleman de même qu'à ses présentations inexactes des faits et à ses fausses déclarations», a affirmé le président du conseil d’administration d’Aimia, Bill McEwan, par communiqué, lundi.  

La semaine dernière, la firme Mittleman Brother, dont le président, Phil Mittleman, est membre du conseil d’administration d’Aimia, s’était publiquement plainte du déroulement de l’assemblée annuelle de la compagnie et de la nomination de deux nouveaux administrateurs supplémentaires.  

Bill McEwan a accusé Mittleman d’œuvrer uniquement pour ses propres intérêts et de vouloir mettre la main sur les liquidités d’Aimia, qui seraient de plus de 475 millions $, selon le Globe and Mail.  

«Depuis près d'un an, dans différentes communications adressées au conseil, Mittleman a clairement indiqué ses intentions de fusionner la société avec sa propre société de placement, de transférer la gestion des actifs de trésorerie importants de la société à Mittleman et, enfin, de prendre le contrôle du conseil. Mittleman a tenté de pousser la société à faire l'acquisition de sociétés sans activités reliées aux siennes dans lesquelles Mittleman a des intérêts directs ou à investir dans celles-ci», a précisé le président du conseil d’Aimia.  

Depuis la vente d’Aeroplan pour 516 millions $ en décembre, la compagnie montréalaise du domaine de la fidélisation et du voyage doit se positionner afin de placer ses billes. Phil Mittleman veut que l’argent soit investi dans d’autres domaines d’activités, ce à quoi s’est opposée la majorité du conseil d’administration jusqu’à présent.  

Dans la poursuite intentée en Cour supérieure de justice de l’Ontario, l’entreprise montréalaise exige «des dommages-intérêts compensatoires pour des infractions à la loi et violations de contrat antérieures, une déclaration selon laquelle Mittleman admet avoir violé la convention et une ordonnance du tribunal interdisant à Mittleman de prendre d'autres mesures en vue de destituer ou de remplacer les administrateurs dûment élus à l'assemblée 2019».