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Il veut récupérer sa veste et ses bijoux des Hells

Earl Noseworthy membre Hells Toronto
Photo courtoisie Le Hells ontarien Earl Noseworthy photographié le jour de son arrestation sur l’autoroute 20, où les policiers ont saisi ses « patches » ainsi que ses bijoux à l’effigie du gang de motards.

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Un motard veut récupérer sa veste et ses bijoux à l’effigie des Hells qu’il s’est fait saisir après avoir menacé une policière du SPVM de lui enfoncer sa caméra dans le derrière.

Earl Noseworthy veut empêcher l’État de confisquer ces « biens infractionnels » dont les Hells se servent comme « outil d’intimidation pour faciliter leurs crimes », a plaidé le procureur de la poursuite Pierre Goulet, jeudi.

« Les policiers font un métier difficile et c’est leur lot de se faire traiter de noms par des gens fâchés. C’était un acte non planifié et isolé qui n’a aucun lien avec les Hells Angels », a répliqué François Taddeo, l’avocat de ce motard ontarien.

Bijou à l'effigie du gang confisqué comme biens infractionnels.
Photo courtoisie
Bijou à l'effigie du gang confisqué comme biens infractionnels.

Le 10 août 2018, le membre du chapitre East Toronto et 300 Hells de partout au pays sont venus en Montérégie pour un rassemblement appelé le Canada Run. Tous ont dû s’arrêter près de l’autoroute 20 pour que les policiers vérifient leur identité et inspectent leur moto.

Dans le derrière

Quand une policière a voulu le photographier, Noseworthy l’a apostrophée en ces termes : « Enlève ta maudite caméra de ma face ou je vais te la fourrer dans le derrière. »

Il s’est reconnu coupable d’entrave au travail d’une agente, en juin, ayant écopé d’une probation d’un an et de travaux communautaires.

Bijou à l'effigie du gang confisqué comme biens infractionnels.
Photo courtoisie
Bijou à l'effigie du gang confisqué comme biens infractionnels.

Noseworthy est « sergent d’armes » dans la hiérarchie des Hells, ce qui faisait de lui le « préfet de discipline » de sa bande, a témoigné le sergent Alain Belleau, de la Sûreté du Québec.

« J’ai avisé le président et le vice-président de son chapitre de son arrestation en leur demandant de garder le contrôle sur leurs membres pour ne pas que ça dégénère », a ajouté ce policier expert sur les motards hors-la-loi.

Selon lui, l’événement était « une démonstration de force » des Hells qui roulaient en convois avec, dans leur dos, « le symbole de leur réputation de violence ».

Le juge Benoit Gariépy rendra sa décision en octobre au palais de justice de Saint-Hyacinthe.